XXIV INTRODUCTION
nant comme on conspire... ». Voilà comment cet idéaliste nuageux donna du front contre des pierres d'angle. La France, qu'il entraîna dans ses malheurs, dut, d'ailleurs, s'accuser elle-même. Car, du régime qui la perdit, elle fut la complice autant que la victime. On l'a dite prise de force au Deux-Décembre. La vérité, c'est qu'elle se livra. Elle attendait le coup d'Etat et, d'avance, y avait applaudi. Son attache à la dictature fut « faite de paresse et d'égoïsme ». Nous paraphrasons une page du chapitre qui clôt les Etudes sur le second Empire. 11 a pour titre : Les Leçons. L'auteur a pensé remplir ainsi un ministère d'obligation. Il n'estime l'histoire complète que lorsqu' « elle montre aux hommes, dans la clarté des faits, l'évidence des devoirs ».
Pour avoir autorité de moraliste, l'historien doit éviter le soupçon de parti pris. M. Etienne Lamy n'en peut être effleuré. Nul écrivain ne s'est mieux libéré des préjugés ou des passions.
Il raille quelque part la brillante inutilité de la noblesse à la fin de l'ancien régime : « N'étant plus fière que du passé, elle s'y enferma ; elle fut comme un chapitre cloîtré qui passerait son temps à chanter l'office de ses