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INTRODUCTION III

Il s'était essayé au barreau de Paris, mais sans y trouver tout l'emploi d'une intelligence active, trop ouverte et trop artiste pour rester uniquement celle d'un homme de loi. Sur sa table, tout près du Gode, s'entr'ouvrait La Bruyère ou Tacite. Un goût inné de la vigueur concise avait déterminé son penchant pour l'annaliste, exemplaire de sobriété. A La Bruyère il avait demandé des leçons d'élégance, qui ne devaient pas être perdues. Il avait poursuivi en même temps son éducation politique, étudiant l'histoire, amassant les observations sociales, les connaissances économiques. Ainsi, sans but arrêté peut-être, ni ambition formulée, il avait travaillé, poussé sa culture, développé des aptitudes éprouvées déjà et remarquées dans le monde militant des écoles. Restait aux événements à révéler en lui une force disponible.

Il ne pensait pas à lui-même quand il a parlé de cette réserve précieuse, de cette « richesse d'hommes inutilisée » que se découvrit la France, au lendemain de la guerre allemande ; personnel de choix « que l'Empire avait tenu à l'écart, et qui, tout à coup, trouvait son rang et son emploi ». Inscrivons-le dans cette élite. Ses collègues de l'Assemblée

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