IV INTRODUCTION
nationale l'y placèrent d'emblée. Il siégeait parmi les républicains, mais il maintenait entiers les droits de sa foi catholique et en imposait autour de lui le respect. Non qu'il empêchât certains mauvais desseins ; nous savons trop qu'ils aboutirent. Mais par sa franchise et sa tolérance, et aussi à force de talent, il avait conquis dans l'Assemblée une situation à part, et sa religion recueillait quelque chose des égards obtenus par sa personne. Le jour vint cependant où un dissentiment irréductible le sépara de ses amis politiques. Retz disait : « Il faut parfois changer de parti pour rester de son opinion ». En dépit de Retz, M. Lamy ne pensa pas que changer de parti fût une bonne manière de garder fidélité à son opinion. Il crut mieux faire en demeurant à sa place pour rappeler leurs promesses aux renégats de la liberté, leurs protestations éloquentes de jadis contre les lois d'exception, dussent les moines seuls en souffrir. 11 paya de son siège de député sa trop bonne mémoire et l'intégrité de ses principes.
En août 1881, un tour de scrutin lui signifia l'abandon de ses électeurs.
De cette disgrâce inique, il n'a gardé nulle