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XXXIV INTRODUCTION

peuvent être « oiseux comme les paroles des vivants ». Il a raison : « Trouver est bien, choisir est mieux ». Il choisit en artiste.

Il extrait d'une époque le moment significatif et d'une multitude les figures expressives.

S'il réussit aux tracés vastes, s'il brosse d'une main sûre de larges fresques, il n'excelle pas moins au tableau où se conclut, en une scène finale, tout un drame d'histoire. Pour cela encore il a pris les leçons de Tacite. Voyez le supplice de l'empereur et l'agonie de l'Empire dans cette sous-préfecture de Sedan où, sous une rafale de feu, se tient un dernier conseil : colloque prolongé en dispute pendant que se poursuit l'inutile tuerie ; querelle de généraux dont chacun écarte le poids du désastre, jusqu'à ce que le souverain, démis du commandement, le reprenne, tout juste pour assumer la honte suprême. Puis, le soir du 4 septembre, c'est pour l'impératrice régente l'heure de l'abandon', la longue attente aux Tuileries, sous la garde de quelques soldats fidèles, l'apparition tardive de rares amis dans les galeries désertes, l'annonce de la chute, les instances pour l'urgent départ, la fuite par le Louvre, la montée en fiacre et, sur le palais vacant, le drapeau amené.

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