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INTRODUCTION XXXV

Il arrive que, par besoin esthétique non moins que pour synthétiser sa pensée sur un pays, une époque, l'historien les personnifie. Ainsi lorsqu'il serre en quelques pages la psychologie du peuple anglais, « ouvrier brutal et adroit de grands changements », mais fidèle aux conditions essentielles de sa vie, régicide sans tuer la royauté.

Il a défini l'âme collective de la France aux heures tragiques où sa grandeur croula. Il a dit le premier saisissement de notre peuple, habitué aux triomphes, sa surprise, faite à moitié d'incrédulité, puis sa révolte contre une infidélité de la victoire qui lui semblait la violation d'un pacte conclu : « La défaite avait moins affligé le patriotisme comme une grande douleur qu'elle n'avait blessé l'orgueil national comme une invraisemblance contre l'ordre normal des choses, et la France attendait, créancière impatiente, sa fortune en retard ».

L'improvisation de la défense nationale, au lendemain de Sedan, et en même temps celle du pouvoir, « la conquête de la France par le parti républicain » lui fournirent l'occasion d'une exploration à travers notre pays. Il en a rapporté une série de tableaux, de cartes de géographie, qui, avec l'aspect matériel, le

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