‹ Au service des idées et des lettresChapitre 6 sur 43 · VI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

VI INTRODUCTION

nécessaire de positivisme qui n'exclut pas la noblesse des visées, mais assure la précision des vues. Il a défini la politique « l'art de connaître et de se ménager les forces ». Il écrivait un jour qu'elle ne peut s'isoler de la géographie non plus que de l'histoire. Ce qu'il a professé à propos de la question d'Egypte, il l'applique partout. Il veut toute conception d'homme d'Etat située dans le temps et racinée dans un sol ferme. Il a institué le procès de ce qu'il nomme « nos fausses républiques ». La sienne n'est pas invention d'idéologue.

Il a vu de près les abus de la centralisation administrative qui vicie tout notre régime et le fait mentir à son nom. Les mille tètes d'un Parlement sur un corps de nation organisé pour le gouvernement d'un seul, une république à base d'autocratie, voilà la France. L'origine du mal remonte loin. Pourquoi la monarchie a-t-elle, de ses mains, détruit ou amoindri des groupes sociaux qui étaient dans l'Etat des éléments de hiérarchie et de stabilité? Par un travail séculaire, des agrégations s'étaient d'elles-mêmes formées qui avaient différencié et ordonné notre substance nationale : universités, clergé, parlements, métiers,

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