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INTRODUCTION VII

communes, provinces... Chacune, réserve faite de l'unité française, où elles mettaient, sans la compromettre, une riche variété, avait sa constitution et sa vie propre. Pourquoi la royauté en prit-elle ombrage et, au lieu de modérer et d'harmoniser, au besoin, par son arbitrage, ces autonomies, se donna-t-elle pour tâche de les réduire ou de les ruiner? Pour avoir concentré dans ses mains les droits et attributions dont elle exerça la reprise jalouse, elle devint un excessif pouvoir central, et s'accabla elle-même du poids de sa toute-puissance. La Révolution a changé, sans l'atténuer au fond, bien au contraire, les formes du despotisme. Devaiton attendre que l'Empire favorisât ou tolérât la renaissance d'une liberté, fût-ce la liberté d'un corps d'artisans ? Napoléon reforgea, d'un lourd marteau, les vieux fers que nous traînons encore. Le pis est que nous les traînons sans nous plaindre. Pour nous les faire accepter, l'autorité qui nous en a chargés, de Henri IV à Richelieu, de Louis XIV à Bonaparte, s'est offerte à nous parée de prestige. M. Lamy dit de ces grands hommes qu'ils ont supprimé les droits du peuple comme on maintient la foule immobile et la voie vide quand doit passer la pompe des grands cortèges :

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