‹ Au soleilChapitre 24 sur 44 · I.i). M BRE li" r \ YNK l'*l · texte numérisé non relu

I.i). M BRE li" r \ YNK l'*l

faits comme si vous n'aviez rien demandé de plus, ayez encore un peu de patience, et je vous rends maîtres de la place.

Puis, se tournant vers le pouvoir : Écoute ces clameurs furieuses, regarde ces hideuses figures ; il n'y a que moi qui puisse vous sauver, parce qu'il n'y a qu'à moi qu'ils se fieront, et je vous aime tant que je vous sauverai en les trahissant ; mais il n'est que temps.

On entrebâillait la porte, il se glissait par l'ouverture, quelque étroite qu'elle fût. Puis, une fois entré : — Allons, vite, barricadons-nous, garnissons les murailles. Canonniers, à vos pièces.

L'armée révolutionnaire attendait quelque temps en silence ; puis s'impatientait, puis venait crier sous les remparts. Le petit homme montait sur une tour, et de sa petite voix aigrelette : — Qu'est-ce que ces canailles ? Qu'est-ce que cette « vile multitude ? » Voulez-vous bien vous taire, et vous disperser et vous en aller chacun chez vous ? Il me semble que j'entends la Marseillaise. Un chant séditieux: allons, la musique, jouez-nous la Parisienne, ou Vive Henri IV, ou Partant pour la Syrie ; empoignez-moi ceux qui chantent la Marseillaise, et s'ils se rebiffent, tirez dessus.

M. Guizot agissait de même avec un visage austère et une voix grave ; — mais ils firent si bien l'un et l'autre, qu'un jour ils n'eurent pas le temps de refermer la porte, la foule entra avec eux, saccagea les Tuileries et renversa la royauté.

Sous l'empire, nous avons vu les cinq irréconciliables, les cinq intransigeants, jouer le même rôle.

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Quand ils virent Napoléon III disposé à incliner un peu à gauche, ils lui firent des mines provocantes, des sourires engageants, comme des odalisques espérant le mouchoir.

M. Gambetta est arrivé à ce point précis où il faut « exécuter le coup », inspirer assez de confiance bruyante et menaçante à la horde révolutionnaire pour inquiéter suffisamment les conservateurs et dire à ceux-ci : Moi seul peux vous sauver, et je veux vous sauver. — Mais si, avant que la peur des conservateurs soit à son point de maturité, la confiance du parti rouge, soupçonnant la manœuvre, s'éloigne de lui, le coup est manqué ; la queue de Belleville déjà se détache et frétille, et deux ou trois échines lui font des coquetteries. Quelques-uns des propriétaires de ces échines, soi-disant amis de M. Gambetta, exigent de lui qu'il quitte la présidence de l'Assemblée pour former un ministère, tandis que lui voudrait attendre l'occasion de passer, comme M. Grévy, de la présidence de l'Assemblée où il s'est embusqué, à la présidence de la République.

Président de l'Assemblée, il peut dire à Belleville : Si je n'exécute pas mon programme, c'est que je ne le peux pas encore. Attendez ! Mais ministre, chef de cabinet, il faudra lever le masque, faire de la résistance, perdre sa popularité déjà ébranlée parmi les assiégeants, et alors les assiégés, n'eu ayant plus que faire, le mettront dehors.

Cependant et naturellement ses « amis » insistent pour le débusquer de la présidence et le mettre au pied du mur, c'est-à-dire le « démolir » .

Les « reporters » des journaux, qui savent tout et

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même beaucoup davantage, racontaient ces jours derniers que M. Gambetta, se trouvant en Suisse, au château des Crêtes, chez madame Arnaud, daignait jouer aux quilles et s'y montrait d'une certaine force ; M. Clemenceau, autre ami de la maison, arriva et dit : « Ne vous dérangez pas, continuez la partie, j'en joue. Gambetta, ramassez les quilles et donnezmoi la boule. » Mais M. Gambetta répondit qu'il était fatigué et refusa de continuer la partie et de remettre les quilles en place. C'est précisément la même situation

En attendant, ô Athéniens de France ! je vais faire l'office de prytane, d'archonte, et vous dire que ceux qui abandonnent le scrutin à l'armée disciplinée et assidue du désordre et de l'anarchie, sont comme ceux que la corde entraînait de l'agora au Pnyx ; ils sont, par leur abstention, les complices de ceux qui nous mènent à notre ruine, ils sont et ils resteront « tachés de rouge. »

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