‹ Au sortir de l'école: les patronages: aree une lettre-préface de S. Ém le Cardinal LecotChapitre 118 sur 143 · RÈGLEMENT · texte numérisé non relu

RÈGLEMENT

lo L'œuvre est une union de directeurs de patronages catholiques de Paris qui désirent s'entr'aider à placer leurs jeunes gens en apprentissage, dans de bonnes conditions morales et professionnelles, et travailler en commun à re-

constituer des ateliers chrétiens ainsi qu'à maintenir le niveau de l'apprentissage.

?o L'œuvre s'efforce pour cela de former une clientèle de patrons sérieux et honnêtes, qui s'adressent à elle de préférence lorsqu'ils ont besoin d'apprentis. Elle met les direoteui*s d'oeuvres en rapport avec ces patrons, au fur et à mesure des demandes et des offres, afin qu'eux-mêmes puissent régler les conditions du placement.

30 Les directeurs des œuvres adhérentes s'engagent à communiquer au secrétariat de l'œuvre les offres de places qui leur seraient faites directement et auxquelles ils ne pourraient donner satisfaction.

4» Le conseil de l'œuvre se compose des directeurs des patronages adhérents, qui doivent y venir régulièrement ou s'y faire représenter. Il nomme le président et les autres membres du bureau ; il se réunit une fois par mois.

50 Le budget de l'œuvre est constitué : par des dons volontaires ; par les souscriptions des œuvres adhérentes, dont la quotité est fixée, jusqu'à nouvel ordre, à 10 fr. par an.

60 L'œuvre a principalement pour but le placement en apprentissage; elle ne refuse pas cependant de s'occuper des enfants que leurs parents désirent placer dans le commerce. Elle ne s'occupe aucunement du placement des adultes, c'est-à-dire des ouvriers au-dessus de 21 ans.

70 Les directeurs des patronages adhérents sont instamment priés de ne présenter aux patrons amis de l'œuvre que des sujets recommandables à tous égards. Ceci est absolument nécessaire si l'on veut inspirer confiance aux patrons et arriver à reconstituer des ateliers chrétiens.

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8» Lorsqu'un directeur de patronage reçoit par Tintermédiaire de TŒuvre du placement l'indication d'une offre d'emploi, il doit, le plus tôt possible, avertir s'il s'est ou non entendu avec la maison indiquée.

90 Le présent règlement pourra être modifié par le conseil, si le besoin s'en fait sentir.

Enfin, sur cette même question, voici quelques renseignements sur la façon dont les membres de la Commission dei Patronages de Tours ont organisé un bureau central de placement en apprentissage.

La section de placement se réunit chaque mardi soir de 8 à 9 heures ; c'est à ce moment qu'elle reçoit les demandes des patrons.

Les demandes des patrons sont recueillies sur une feuille imprimée qu'il suffit de remplir ; ces feuilles constituent des questionnaires qui, une fois remplis, contiennent tous les renseignements indispensables pour nous éclairer au point de vue des libertés religieuses, du temps d'apprentissage, etc., etc.

Ces feuilles sont classées avec soin suivant l'ordre alphabétique et peuvent être consultées aussi souvent que des pourparlers s'engagent avec un même patron.

Il est tenu en outre un registre courant des demandes actuelles, que chaque confrère peut consulter quand bon lui semble, lorsqu'il a un placement à opérer pour le compte du patronage auquel il appartient.

Quant aux ofl'res, elles sont inscrites chaque semaine lors de la réunion générale des confrères, le mercredi ; le registre destiné à cet usage est divisé en autant de parties qu'il y a de patronages différents dans la ville; chaque

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confrère fait connaître et inscrire les offres de travail de son patronage.

De cette façon, le mardi soir, lorsque les demandes se présentent, le confrère qui les reçoit peut, en consultant le registre des offres, se rendre compte s'il y a des offres qui cadrent avec les demandes; et, le cas échéant, il avertit immédiatement le confrère compétent, qui s'occupe alors de coUoquer son protégé.

Le fonctionnement est très simple, comme on voit ; un seul confrère suffît pour la besogne administrative, et tous participent au placement, chacun en ce qui concerne son patronage.

La publicité indispensable pour cette œuvre se fait par la voie des journaux ; elle résulte aussi d'une plaque indicative, apposée au-dessus de la porte du local où se tiennent les réunions, et encore des relations et des démarches de tous nos confrères.

Comment doit se faire la visite des ateliers *

En aucun cas la visite de l'atelier ne doit avoir le caractère d'un droit légalement exercé ; au contraire, il aura toujours celui d'une démarche officieuse, toute dans l'intérêt du patron et de l'apprenti. Les rapports entre le visiteur et le patron ne sont plus les mêmes qu'avec les pau-

I. Extrait du Vade-mecum du çisiteur des apprentis^ édité par la Société de Saint-Vincent-de-Paul, au secrétariat général de l'œuvre, 6, rue Furtensberg.

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vres dans la visite des familles. C'est quelquefois au visiteur de faire accepter favorablement sa démarche. Quoique ce cas soit fort rare, il ne demande pas moins de dévouement que pour la visite des pauvres. Le visiteur sera soutenu dans cette bonne œuvre par la pensée du but élevé qu'il poursuit : faciliter au jeune apprenti la pratique de ses devoirs religieux au milieu des dangers qui l'entourent.

Donc, le visiteur nouera autant que possible avec le maître des relatiotis amicales ; il s'assoira volontiers chez lui pour causer familièrement des travaux de sa profession. Dans l'abandon de ces entretiens, on apprendra à connaître le caractère, les tendances du maître, mais surtout sa manière d'être avec les apprentis. Ce moyen de procéder vaut mieux qu'une foule de questions et d'enquêtes.

Même observation pour la patronne, qu'on rencontrera souvent dans l'absence du mari. Elle peut exercer sur l'apprenti une grande influence : quand l'enfant demeure chez son patron, elle devient pour lui comme une seconde mère; seule, d'ordinaire, elle s'intéresse à sa conduite; seule, elle contrôle ses penchants; elle est femme enfin. Mais de là aussi des difficultés fréquentes entre elle et l'apprenti. Ce dernier l'accuse parfois d'être exigeante, intéressée. Cela n'est pas impossible : en effet, chargée des soins du ménage, celle-ci cède à la tentation d'y employer l'apprenti plus qu'il ne conviendrait; mais beaucoup de ces conflits peuvent être Ou prévenus, ou apaisés par le visiteur, surtout s'il réussit à intéresser la patronne elle-même à la cause du jeune ouvrier confié à ses soins.

En général, il est préférable de voir le patron sans entrer

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nombre de ces œuvres est, en réalité, fort restreint. Les patronages paroissiaux jouissent en effet de la bibliothèque de la paroisse quand celle-ci en possède; quelquefois aussi le directeur prête aux enfants des livres lui appartenant en propre. Enfin, dans quelques diocèses, il existe des bibliothèques roulantes prêtées ou louées à des prix minimes aux patronages de campagnes peu fortunées.

Une question importante, soulevée à propos par le rapporteur, est celle des ouvrages professionnels. Faut-il en mettre dans les bibliothèques de patronages?

Les uns le désirent. D'autres le déclarent inutile. Les membres du congrès se sout montrés unanimes à demander que Ton mtt à la disposition des apprentis le plus grand nombre possible d'ouvrages ayant trait à leur profession.

Il est remarquable, en effet, que, dans les trop rares œuvres où l'enseignement professionnel se trouve bien organisé, les résultats sont excellents. Les directeurs ne sauraient donc se désintéresser de cette question, et leur premier effort doit se porter sur la bibliothèque. Ils pourront ensuite organiser des conférences; mais les jeunes auditeurs auront déjà pris dans les livres les principes fondamentaux sans lesquels ces causeries risqueraient de perdre une partie de leur utilité.

Beaucoup des correspondants de la Commission des Patronages paraissent avoir fait surtout de leurs bibliothèques une réunion de livres purement religieux et édifiants. Faut-il se borner là? Peut-être les différences de milieu font-elles beaucoup; mais il est à remarquer, au moins dans les grandes villes, que les ouvrages pieux sont consi-

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