‹ Au sortir de l'école: les patronages: aree une lettre-préface de S. Ém le Cardinal LecotChapitre 23 sur 143 · CAUSES DU DÉVELOPPEMENT DBS PATRONAGES · texte numérisé non relu

CAUSES DU DÉVELOPPEMENT DBS PATRONAGES

Le Conte, a démoutré que les espérances fondées sur cette institution ont été amplement réalisées, chaque membre des conférences tenant à honneur de fonder, à sa sortie du séminaire, quelque œuvre de zèle sur le nouveau terrain confié à ses labeurs. »

La première de ces conférences d'œuvres, disions-nous, a été fondée durant les derniers mois de 1871 ; cet exemple donné par le grand séminaire de Saint-Sulpice a été rapidement suivi par la plupart des autres grands séminaires de France : en 1873, il existait six conférences; en 1876, on en pouvait compter quinze; en 1878, on était arrivé au chiffre de vingt-quatre; en 1881, on atteignait la quarantaine. Aujourd'hui, il n'y a peut-être pas un grand séminaire où il n'existe, sous une forme ou sous une autre, un groupement d'études sociales. Et ceci explique en partie le développement des patronages S surtout pendant ces dix ou douze dernières années, car le patronage est assurément l'œuvre dont se sont le plus occupés et s'occupent encore principalement les séminaristes membres des conférences*.

I. L'exemple du bien que peut produire Tidée du patronage dans les séminaires nous est donné par le diocèse de Nancy. Un patronage se tient régulièrement depuis quelques années, jeudis et dimanches, dans le grand séminaire même; les séminaristes de bonne volonté y donnent leur concours; ils y prennent le goût des œuvres : les résultats ne se sont pas fait attendre, le nombre des patronages du diocèse a triplé depuis trois ou quatre ans.

a. Cf. notamment rapport de M. G. Reissbrt, sur les t Conférences des œuvres ouvrières du grand séminaire de Chartres 9, dans le Compte rendu du Congrès des Associations ouvrières tenu à Bordeaux en 1876, pp. 176 et seq. Lire également dans la Démocratie chrétienne (juiUet 1897) l'article intitulé : « En vacances : le rôle social de la jeunesse. »

62 PATliONAGES GATHOLIOUES DES -ÉCOLES LAÏQUES

Les séminaristes, les prêtres, ne furent pas seuls à se donner, avec plus d'activité et en plus grand nombre, aux œuvres de jeunesse; ils trouvèrent dans les laïques des auxiliaires dévoués, et entre ces deux éléments ne tarda pas à s'établir une heureuse émulation.

A l'imitation de ce qui se fait dans les grands séminaires, dans beaucoup de collèges catholiques, depuis quelques années, on a organisé des conférences d'œuvres * dans lesquelles les jeunes gens sont initiés aux principales formes de l'apostolat moderne ".

Les œuvres, en effet, exigent de ceux qui s'y dévouent un véritable apprentissage.

Il y a encore peu de temps, cet apprentissage se faisait exclusivement hors du collège, alors que le jeune bachelier catholique venait s'asseoir sur les bancs de la Faculté. L'étudiant de première année « bien pensant » se laissait entraîner dans quelque patronage ou dans telle autre association d'apostolat par un « ancien » chargé du recrutement des « nouveaux ». Le plus souvent, notre novice ignorait le fonctionnement, parfois même le but précis du groupe

I. Au congrès de V Union, tenu à Grenoble en septembre 1879, la première commission, après une assez chaude discussion, formula un vœu, demandant rétablissement, dans les collèges et pensionnats, de conférences d'œuvres identiques à ceUes des grands sémi> naires. Ce vœu, adopté par le congrè/s de Grenoble, se réalise chaque jour de plus en plus. (Cf. Compte rendu du Congrès de Grenoble^ pp. a38 et seq.)

a. Sur « ces conférences d'œuvres » dans les coUèges, on peut consulter les Comptes rendus des Congrès de V Association catholique de la Jeunesse française, en particulier de l'assemblée tenue à Lyon en 1891. A consulter aussi le Bulletin de la Société déducation^ VEnseignement chrétien, la Reçue de la Jeunesse catholique, le Sillon et le Bulletin de la Crypte,

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