‹ Au sortir de l'école: les patronages: aree une lettre-préface de S. Ém le Cardinal LecotChapitre 3 sur 143 · I. Cf. Journal Officiel du 29 juillet · texte numérisé non relu

I. Cf. Journal Officiel du 29 juillet

Xn AVANT-PROPOS

eiiseigQe les commandeiHeQts de Dieu et de l'Église. Quant à nous, qui n'étions pas obligé de rester dans une indifférente neutralité, nous avons tenu, si nous manifestions loyalement nos sympathies^ à faire preuve du moins d'esprit de justice ; aussi, après avoir exposé les origines et montré les développements des patronages catholiques, avons-nous . étudié en détail les institutions analogues non confessionnelles \ et nous nous sommes efforcé de décrire, avec une impartiale exactitude, l'ensemble de ces œuvres complémentaires de l'école laïque.

I. Faute de documents précis, nous n'avons rien dit des patronages protestants. Voici, d'ailleurs, ce que nous lisons dans un article de M. Raoul Allier, consacré aux institutions post-scolaires (cf. Signal, aG aoîit 1897) : « Des efforts considérables ont été tentés... mais ce que je demande, c'est quel rôle nous avons joué et jouons dans ce mouvement, nous, je ne dis pas les membres de telle ou telle secte protestante, les adhérents de telle ou telle coterie, mais nous qui avons reçu l'esprit de la Réforme, qui mettons l'éducation au-dessus de tout et ne consentons à séparer ni la morale de la religion, ni la religion de la morale. Qu'avons-nous fait pour répandre l'esprit que nous nous vantons de posséder ? Qu'avons-nous fait pour en pénétrer les œuvres qui se fondent ? Qu'avonsnous fait pour créer des œuvres qui l'incarnent?... Des individus, mais encore très isolés, ont sans doute compris leur devoir. Mais quel écho ont-ils trouvé dans notre peuple protestant? N'avons-noùs pas beaucoup parlç, beaucoup critiqué, beaucoup prêché, mais peu agi ?... Je pose la question. Je m'interdis d'y répondre et même d'essayer d'y répondre. » L'abstention d'un juge aussi compétent que M. Raoul Allier justifie notre propre abstention.

AVANT-PROPOS XHI

A cette étude historique sur Féducation postscolaire en France, il nous a paru utile de joindre, dans ce volume, des renseignements pratiques sur la création et le fonctionnement des associations de jeunesse. Tour à tour, nous avons passé en revue les patronages urbains et les patronages ruraux, examinant avec soin, certains diront peut-être avec miniitie -^ mais le bien se fait en détail I — les principaux problèmes et les questions si diverses qui se posent devant le direéteur d'œuvres déjeunes gens ; c'est à l'eicpérience de maîtres en la matière que nous avons d'ailleurs presque toujours demandé la solution des difficultés rencontrées, et nous devons ici une mention de toute spéciale reconnaissance à la Société de Saint- Yincent-de-Paul et à la Commission des Patronages pour les emprunts que nous avons faits maintes fois à leurs importantes publications.

Mais le respect de la tradition ne saurait se confondre avec une inintelligente immobilité. Toutes choses évoluent, et les « œuvres » ne sauraient faire exception à la loi générale ; aussi avons-nous eu soin d'observer les tendances et les besoins (jui se sont manifestés en ces dernières années, et, dans les pages consacrées aux « Patronages de demain D, nous nous sommes proposé d'indiquer à quelles

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