‹ Au sortir de l'école: les patronages: aree une lettre-préface de S. Ém le Cardinal LecotChapitre 32 sur 143 · Cf. Mémoires, U II, p. ai · texte numérisé non relu

Cf. Mémoires, U II, p. ai

a. Ce c on » désigne ici modestement M. de Melun.

on proposa aux Frères d'entreprendre une œuvre qui, par le choix des maîtres, les conditions de l'apprentissage et surtout par les réunions du dimanche, ferait cesser cet abandon de la jeunesse ouvrière, et continuerait pour elle la protection et la bonne influence qui avaient préservé du mal ses premières années.

« La proposition fut accueillie avec faveur. Et comme quelques-uns, en approuvant l'idée, s'effrayaient un peu de l'exécution, demandant comment ils parviendraient à attirer ou à retenir ces jeunes gens si amoureux du plaisir, si épris de leur indépendance : « L'œuvre est excellente, « répondit le Supérieur général, elle est nécessaire et doit ce être faîte ; travaillez donc tous avec énergie et persévé- €< rance à sa fondation, et dans trois mois vous viendrez « nous dire ce que vous avez fait et les résultats que vous « aurez obtenus. »

« A la date indiquée, les Frères directeurs se trouvaient à la maison-mère et présentaient au Frère Philippe leurs rapports ; ils avaient fait à leurs anciens élèves un appel qui avait été entendu.

« L'œuvre était fondée dans trois arrondissements et en voie de formation dans plusieurs autres. La même année, à Notre-Dame, le P. de Ravignan la recommandait de sa parole d'apôtre, en prêchant un sermon de charité pour elle; le P. Pététot, alors curé de Saint-Roch, recueillait dans son église des souscriptions en sa faveur, et Ms^ l'Archevêque de Paris en acceptait la présidence d'honneur. Sous un tel patronage, chaque année vit naître des fondations nouvelles, et bientôt l'œuvre s'étendit à presque tous

les quartiers de Paris... »

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