DE JEUNESSE
A peine fondées, ces œuvres de jeunesse, ainsi que le rappelait M. de Melun avec un juste orgueil, se développèrent rapidement, non seulement à Paris, mais dans toute la France.
Loin de leur porter préjudice, la Révolution de 1848 fut pour elles la cause indirecte d'une sérieuse amélioration : en diminuant quelque peu les ressources financières des patronages, elle diminua, par là même, les largesses qu'on y faisait, ce qui eut pour excellent résultat d'éliminer ceux des jeunes gens uniquement attirés par l'appât du gain^
D'autre part, les Journées de Juin donnèrent auxpatronnés l'occasion de se faire remarquer par leur courage civique; plusieurs furent blessés et quinze d'entre eux reçurent la croix d'honneur. Aussi M. de Melun pouvait-il écrire* : « Lorsqu'on me jette à la tète que la responsabilité de tant de malheurs retombe un peu sur cetuc qui se sont trop occupés du peuple et ont réveillé en lui des idées d'importance et de droits qu'il n'avait pas^ j'oppose à