‹ Au sortir de l'école: les patronages: aree une lettre-préface de S. Ém le Cardinal LecotChapitre 34 sur 143 · I. Cf. Mémoires, 1. 1, p. ai6 et seq · texte numérisé non relu

I. Cf. Mémoires, 1. 1, p. ai6 et seq

a. Lettre du ii JuiUet 1848 à M"* de Forbin, publiée par M. Le Camus dans le Monde du 3 janvier 1899.

- ' /^ . niVELOPPEMENT ET ORGANISATION 99

x^ reproche la Goodmite de mes enfants de la garde mobile; c'est un argument qui sauvera l'œuvre des apprentis et lui préparera dans l'avenir des chances immenses de progrès. »

Ces progrès furent grands, en effet. L'événement justiûa donc les prévisions optimistes de M. de Melun.

Quelques chiffres suffiront à le prouver : les œuvres de jeunesse, dirigées par les Frères des Écoles chrétiennes et établies aujourd'hui sous divers titres dans 69 départements, présentaient, en décembre 1896, un total de 30.696 patronnés ou adhérents*. Le département de la Seine comptait, à lui seul, plus de 7.000 de ces jeunes gens inscrits dans 54 œuvres.

Si l'on examine avec soin les étapes diverses parcourues depuis cinquante ans (nous ne pouvons faire cet examen que pour les œuvres de Paris et pour celles de la banlieue), on trouve deux périodes de belle activité, l'une allant du déclin de la Monarchie de Juillet aux environs de 1860, la seconde commençant vers 1875* et s'étendant jusqu'à nos jours, avec une accentuation marquée à partir de 1881; par contre, le mouvement des associations apostoliques est

J} I. Voici comment se répartissent ces 3o.6g6 patronnés : le dépar-

I tement da Nord en compte 6352; la Seine-Inférieure, iao6; l*Oise,

^ I095; la Gironde, ySS; la Loire, 7^5; le Pas-de-Calais, ySa; la Loire- Inférieure, j5o; la Somme, 503; le Rhône, 555; la Marne, 4^, etc..

^ Dans la partie de ce livre intitulée La campagne post-scolaire en

^ J 89^-1 8g8, on trouvera les chififires les plus récents. Cf. page 1169 et seq.

a. Un décret du 8 novembre i8;3 reconnut l'œuvre des patronages comme établissement d'utilité publique, avec la personnalité civile, la capacité, de posséder, de recevoir des dons et legs et de s'administrer conformément à la loi.

— i— — ^^■^^— — — ^— — ^— — ^— ^— ■ Il - ,

à peu près suspendu durant les dix dernières années du Second Empire. Pour les patronages des écoles laïques, nous avions noté pareils faits et semblables périodes : nous en avons cherché alors les causes, et nous croyons avoir indiqué les principales d'entre elles. Les mêmes causes nous paraissent avoir également exercé une même action sur le développement des œuvres des Frères; il nous semble donc inutile de nous répéter, et nous prions nos lecteurs curieux de cette question de se reporter à ce que nous avons précédemment écrit sur ce sujets

Après avoir tracé à grands traits l'histoire des origines et des rapides progrès des œuvres de jeunesse, nous devons pénétrer dans la vie intime de ces groupements, afin d'y surprendre les secrets de leur organisation.

Cette organisation n'est pas uniforme : avec infiniment de raison, les Frères la font varier, l'adaptant aux nécessités locales.

« En certaines contrées où régnent l'esprit de famille et l'esprit paroissial, où parents et enfants de tout âge pratiquent ensemble et sans respect humain les devoirs essentiels de la vie chrétienne, écrivait à ses religieux le Supérieur général des Frères, il ne doit pas être question pour nous d'établir des sociétés qui, sous prétexte de persévérance, éloigneraient les jeunes gens du foyer paternel... En ces endroits, l'action des Frères auprès de^leurs anciens élèves doit se borner à des entrevues à l'école pendant l'heure qui précède ou qui suit les offices de la paroisse, soit tous les dimanches, soit l'un des dimanches de chaque

Page 1