‹ Au sortir de l'école: les patronages: aree une lettre-préface de S. Ém le Cardinal LecotChapitre 35 sur 143 · I. Cf. pages 3a et seq., pages S4 *t seq · texte numérisé non relu

I. Cf. pages 3a et seq., pages S4 *t seq

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mois. Un entretien familier mais édifiant, une lecture choisie, quelques mots dits en particulier à certains jeunes gens auxquels un conseil spécial est nécessaire, voilà ce qui suffit pour ces milieux privilégiés*. »

Mais il est telles autres régions — et elles sont les plus nombreuses — où serait insuffisante une seule réunion mensuelle ; aussi, chaque dimanche, les anciens élèves se réunissent-ils pour entendre une messe et une instruction à eux spécialement destinée ; ils peuvent ensuite passer la matinée (quelquefois même une partie de Taprès-midi) dans le local de l'école, où ils trouvent jeux de toute sorte et agrès de gymnastique... C'est ainsi notamment que les choses se pratiquent à Paris.

Mais si diverses que soient dans la forme les œuvres de jeunesse^ elles sont identiques dans le but qu'elles se proposent : développer l'esprit de foi et de piété : a II faut que nos anciens élèves, écrivait à ses collaborateurs le Supérieur général des Frères dans la lettre que nous citions plus haut, il faut que nos anciens élèves soient vraiment aidés à vivre chrétiennement... Une œuvre qui n'obtiendrait pas ce résultat, quelque florissante qu'elle parût d'ailleurs, ne réaliserait pas les désirs de l'Ëglise et ne répondrait pas à la haute et noble mission des Frères des Écoles chrétiennes. »

Aussi les dévoués instituteurs du peuple ont-ils encouragé, en leurs patronages, l'établissement de deux œuvres particulières : l'une, les petites conférences de Saint-Vin-

I. Cf. le rapport, très fourni de faits, du Très Cher Frère Idelphus aa congères des œuvres ouyrières tenu à la Rociie-sur-Yon, le So août 1899.

cent-de-Paul, destinées à provoquer et à entretenir le dévouement charitable; l'autre, Tassociation de Saint-Benoît- Labre, mettant en grand honneur la dévotion et Tesprit de mortification.

L'idée des petites conférences de Saint- Vincent-de-Paul dans les sociétés de jeunes gens est très ancienne.

Dès 1849, M»*^ de Ségur, presque au début de son ministère, voulant placer la foi et la pureté des enfants des Frères dont il s'occupait sous la garde de la charité, envoyait les plus pieux porter à de pauvres vieillards choisis par lui de petits secours en argent ou en nature. C'était une récompense dont il leur faisait comprendre le prix et qu'ils se disputaient comme un grand honneur. A son retour de Rome, en 1856, un de ses premiers soins fut d'établir parmi les jeunes gens de l'association du faubourg Saint-Germain une petite conférence qui se réunissait chez lui tous les dimanches. « Je me souviens, écrit son frère, M. A. de Ségur, auquel nous empruntons ces détails*, d'y avoir assisté souvent et d'avoir admiré le cœur et l'entrain de ces jeunes gens dans cet apprentissage de la charité en action. Il en est de l'aumône donnée par des mains qui travaillent comme de l'obole de la veuve, ajoute M. A. de Ségur : plus méritoire aux yeux de Dieu, elle va plus droit au cœur du pauvre. C'est merveille de voir avec quelle facilité ces enfants, ces jeunes gens des patronages gagnent l'affection et la confiance des malheureux qu'ils assistent, avec quel esprit de sacrifice ils se dévouent à cette tâche humainement si pénible. Qu'il s'agisse de vieillards ou de

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