II. DE MSLUN ET LA SOEUR ROSALIE
Le dimanche suivant, dans le préau et dans la cour de la rue de FËpée-de-Bois, une vingtaine de jeunes filles du peuple étaient réunies ; on leur distribua des livrets sur lesquels les patronnes devaient inscrire les notes de la conduite et du travail de la semaine. Des dames zélées prirent Tadresse de leurs parents et de leurs ateliers, leur promettant une prochaine visite et des récompenses à la fin du trimestre. La séance se termina par des jeux, des rondes, le chant des cantiques, auquel prirent part toutes les Sœurs de la maison.
Le premier patronage de jeunes filles venait donc de s'ouvrir : l'idée lancée par des apôtres de la charité chrétienne, et favorablement accueillie quelques jours auparavant dans les salons de M. de La Bouillerie, était devenue une réalité grâce à l'illustre et admirable fille de saint Vincent de Paul.
L'œuvre devait se développer rapidement, c'est à sa croissance et à sa floraison que nous allons maintenant assister.