LES ORIGINES DES PATRONAGES : M. ALLEMAND
Quand le Goncordat de 1801 eut été signé, le premier soin de l'Église fut^de reconstituer ses cadres officiels, paroisses et diocèses : « Les Évèques eurent tout d'abord à se préoccuper de réorganiser la vie paroissiale et d'assurer le recrutement du clergé. Cette lourde tâche absorba leur activité, et le gouvernement impérial n'eût pas admis qu'ils flssent beaucoup plus. Les difficultés avec lesquelles avait à lutter l'épiscopat amenèrent un changement dans l'organisation des œuvres*. » C'est donc en dehors de la hiérarchie que se formèrent les premières associations de zèle et de charité.
Le rôle du clergé concordataire est d'ailleurs limité par Napoléon à baptiser, confesser, marier, célébrer la messe et enterrer les morts ; on permet aux prêtres de prêcher, à la condition toutefois que leur parole ne déplaira pas en haut lieu, et surtout que, descendus de chaire, les ministres du Christ resteront absolument muets. D'autre part, les représentants de l'autorité civile s'arrogent le droit d'intervenir jusque dans les moindres détails du culte. Ainsi, par
I. La France chrétienne dan» Vhistoire, Cf. le chapitre ii du livre X, consacré aux c Œuvres catholiques en France au xix" siècle » et rédigé ^p^at M. Tabbè Beurlier. — Pafis^ Firmin Didot, éditeurs,
exemple, l'État ne reste pas indifTérent à la publication d'une indulgence plénière : « Il importe * que des indulgences ne soient pas accordées pour des causes qui seraient^ contraires à la tranquillité publique ou au bien de la patrie; le magistrat politique est également intéressé à connaître quelle est Tautorité qui. accorde ces indulgences, si elle a titre pour agir légalement, à quelles personnes les indulgences sont accordées, quelles personnes sont chargées de les distribuer, quelles personnes fixeront le terme et la durée des prières extraordinaires. »
M. Taine, après avoir cité cette décision topique, ajoute» : « Ainsi enlacée et asservie par l'État, l'Église n'est plus qu'un de ses appendices ; car les racines indépendantes et propres par lesquelles^ dans cet embrassement étroit, elle végétait encore et se maintenait debout, ont été coupées toutes ; arrachée du sol et greffée sur l'État, ce sont maintenant les pouvoirs civils qui lui prêtent leur sève et leurs racines. »
Ces racines indépendantes dont parle M. Taine, ce sont ' les Congrégations et les œuvres de toutes sortes. Napoléon ne supporte pas plus les unes que les autres^ « Je veux * des Évoques, des curés, des vicaires, voilà touU., » Ou bien encore : « On n'a jamais contesté ^ à la puissance publique le droit d'écarter ou de dissoudre des institutions arbi-
I.. Discours, rapports et traçanx snr le Concordat de i8or, par PoRTALis (pubUés par Frédéric Portalis), p. 3^8.
9. La Reconstruction de la France en i8oo ; L'Église. -— Reçue des Deux Mondes, t. GV, p. 19.
3. Pelbt db La Lozérb, Opinions de Napoléon au Conseil d'État, p. 166. (Paroles de Napoléon, 11 mars 1806.)
4. Discours^ rapports et travaux sur le Concordat de 1801, par Portalis, p. 40.
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traires qui ne tiennent point à Vessence de ta religion, et qui sont jugées suspectes ou incommodes à l'État, o
Et ne se contentant pas de menacée, l'Empereur supprime brutalement les œuvres et associations pieuses qu'il estime ne point « tenir à l'essence de la religion », celles surtout qu'il trouve, à tort ou à raison, « incommodes » à son pouvoir tyrannique.
Ce fut le sort de VŒuvre de la Jeunesse de Marseille, fondée en 1799 par l'abbé Allemand — la première dont nous connaissions l'existence après la tourmente révolutionnaire. « Cette œuvre, écrit le biographe du prêtre marseillais*, fut même, peut-être, la seule pendant très longtemps. Ce n'est que depuis la mort de M. Allemand que l'obscurité où le saint prêtre s'était efforcé de la tenir cachée a été tout à coup éclairée par l'éclat attaché au nom du fondateur : elle a commencé alors d'être connue et imitée en d'autres villes, et, depuis cette époque, la France a vu naître une quantité d'œuvres semblables ou analogues pour la sanctification de la jeunesse. C'est ce qui fait que, sans avoir fondé, à proprement parler, aucune autre œuvre que celle de Marseille, M. Allemand est regardé comme le père et le fondateur des œuvres de jeunesse en France au dix-neuvième siècle. »
Dans sa fondation, M. Allemand s'inspira presque exclu-
T. Le Directeur de la Jeunesse ou la Vie et Vesprit du serçiteur de Dieu Jean-Joseph Allemand, prêtre du diocèse de Marseille^ premier fondateur en France au dix-neuvième siècle des Œuvres dites de la jeunesse, par M. Tabbé Gadubl, chanoine et vicaire général d'Orléans. Lecoffre, éditeur, Paris. Deuxième édition, 1868. — On peut consulter, également une biographie de M. Allemand beaucoup plus courte que ceUe écrite par M. Gaduel et publiée dans la revue Le Jeune Ouvrier (i** année, i856-i857), par M. Fabbé Ravain.
sivement de ce qu'il avait tu pratiquer avant la Révolution dans une « association de jeunesse », l'œuvre des prêtres du Sacré-Cœur ou du Bon-Pasteur, dont il avait fait partie alors qu'il était enfant, et qui fut dissoute en 1791, après soixante-deux ans d'existence*. « Les prêtres du Sacré- Cœur se sont survécu dans M. Allemand. La principale de leurs créations a refleuri et subsiste encore, avec une étonnante vitalité, dans cette belle Œuvre de la Jeunesse de Marseille^ fière de ses cinq cents enfants, et devenue, par son exemple, la mère de tant d'autres organisations semblables *. » Ainsi donc M. Allemand est en quelque sorte le trait d'union qui relie nos patronages contemporains aux groupements apostoliques de jeunes gens essayés sous l'ancien régime.
Le biographe de M. Allemand nous donne le très inté-
ressaut historique de la fondation de l'Œuvre de la Jeunesse. Nous en rapporterons les principaux faits et en marquerons les étapes : car il nous a paru y avoir là un enseignement, une véritable « leçon de choses », pour tous ceux qui veulent se dévouer à la jeunesse ; nous y trouve-
j. Dans la Vie de M, Allemand^ M. l'abbé Gaduel donne de très intéressants détails sur la brève mais édifiante histoire de la congrégation des Prêtres da Sacré-Cœur^ fondée à MarseiUe en 1799 par un vertueux prêtre de cette vUle, M. Denis TrulUard, c pour faire des missions et s'employer à diverses bonnes œuvres, mais principalement à la sanctification des jeunes gens et des hommes par les congrégations et les retraites ». (Cf. Vie de M, Allemand, p. i5.) On peut consulter aussi VHistoire des Pères da Sacré-Cœur (Sarlit, éditeur^ Paris), et l'on y verra que ces religieux marseiUais avaient organisé au dix-huitième siècle des c œuvres de Jeunesse » analogues à nos modernes patronages.
a. Cf. Vie de M, Allemand, p. 4i* M. l'abbé Gaduel écrivait ces lignes en 1866 ; 1' c Œuvre de la Jeunesse » fondée par M. AUemand est encore de nos Jours très florissante.
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rons, en effet, la mise en pratique de cette méthode depuis lors souvent employée et toujours avec succès, qui peut se résumer en quelques mots : débuter modestement, mais en formant, avec grand soin, un premier noyau solide, convaincu, sain, agissant,... et ensuite se confier en la Providence.
Or donc, au printemps 1799, tandis que, dénué de toutes ressources, vivant d'aumônes, le jeune abbé Allemand* était encore obligé de prendre bien des précautions pour exercer son ministère, il « sentait en lui un profond attrait qui portait comme instinctivement ses regards et son cœur vers la jeunesse... » Après avoir .hésité et longuement médité, il se décida enOn. « Quand le bruit commença à se répandre que l'abbé Allemand cherchait à réunir des sujets pour fonder une œuvre de jeunesse, un des prêtres des plus respectables de Marseille, à qui on en parlait, s'écria : « Quoi ! Allemand? lui, faire une œuvre de jeuce nesse ! Ce n'est pas possible ! Il n'y a personne, dans « tout Marseille, de moins propre à une telle entreprise! » C'était bien lui, cependant, que Dieu avait choisi.
« ...En homme sage et humble, M. Allemand résolut de
I. M. l'abbé AUemand naquit à Marseille le 27 décembre 17721. Sa famille fut très engagée dans le mouyement révolutionnaire : lorsqu'en 1790 le jeune homme déclara à son père son intention d'entrer dans les ordres, celui-ci, furieux, prit un nerf de bœuf et le frappa à plusieurs reprises : « Non^ non I s'écria-t-il^ il ne sera pas dit qu'Allemand aura donné le jour à un calotin. » (Cf. Vie de M, Allemand, pp. 36 et 37.) Durant la Terreur, le jeune Allemand dut se tenir caché et seconda l'apostolat des quelques prêtres du Sacré-Cœur demeurés secrètement à Marseille, notamment M. l'abbé Reimonet. Le ig juillet 1798, M«' de Prunières lui donna l'ordination sacerdotale; la cérémonie se fit secrètement, la nuit, dans une maison de campagne, près de Saint-Barnabe. (Cf. Vie de M, Ailemand, pp. ^ et suiv.)
8 PATROIiAGES GATHOLIQUBS DES ÉCOLES LâIQUES
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commencer très petitement, sans bruit ni trompette, comme il disait lui-môme, et d'une manière si simple qu'il n'y fallût point ou peu d'argent. Ce qui importait, ce n'était pas ici d'aller vite et de rassembler tout à coup une jeunesse nombreuse, au risque de ne pouvoir la gouverner et d'être débordé par elle. L'essentiel, c'était de trouver d'abord quelques bons sujets pour la fondation ; de les^ choisir tels qu'ils pussent s'adapter parfaitement au dessein d'une œuvre très chrétienne*, comme celle qu'il s'agissait d'établir ; puis de travailler avec beaucoup de soin à former et à perfectionner ces premiers membres^ et de ne leur en adjoindre de nouveaux que peu à peu en les choisissant toujours bien. Il fallait enfin mettre à former ce noyau de l'Œuvre tout le temps nécessaire, sans empressement ni impatience,- préférant la solidité à l'étendue, la qualité au nombre, et sachant accepter les lenteurs fécondes des commencements pour mieux assurer les développements de l'avenir. C'est la prudente et sage méthode qu'ont suivie de tout temps les hommes les plus éclairés de l'Esprit de Dieu : ce fut le procédé de fondation de tous les plus saints établissements de l'Église; que dis-je? de l'Église ellemême, que le Fils de Dieu, quoique tout-puissant, sema comme un petit grain de sénevé ; et cette patiente mais solide manière de fonder est autant dans le génie et l'instinct des prêtres humbles et sages que la méthode contraire
I. Dès le début, Tabbé Allemand donna à son œuvre un caractère profondément chrétien ; on peut s^en convaincre en' lisant les livres IV et V de Tétude biographique de M. Tabbé Gaduel, consacrés au règlement de TŒuvre et aux c principes et règles de conduite de M. Allemand pour la direction de l'Œuvre de la Jeunesse ». (Cf. Vie de M, Allemand^ de la page i85 à la page 36o.)
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est dans le goût des hommes légers et vains, qui ne regardent qu'aux dehors des choses et croient ne rien faire tant que rien n'éclate. »
Pour commencer, le troisième dimanche de mai 1799, l'abbé Allemand réunit quatre jeunes gens « dans une petite chambre d'emprunt, chez un fervent chrétien nommé Rome, rue Gurîol ». Telle fut la très modeste origine de r « Œuvre de la Jeunesse de Marseille ».
« Dans les premiers temps, pour ne pas éveiller les soupçons d'une police encore fort ombrageuse, les réunions de l'Œuvre naissante durent être cachées. Elles se tenaient secrètement, tantôt dans un lieu, tantôt dans un autre... Outre ces assemblées du dimanche, M. Allemand recevait tous les spirs plusieurs de ses chers jeunes gens dans sa chambre. Il les occupait agréablement... En 1801, les réunions se tinrent rue Saint-Savournin. Fidèle à son principe d'aller lentement pour marcher avec plus de sûreté, M. Allemand s'était si peu pressé d'accroître le nombre de ces jeunes gens, que, bien qu'on jouît déjà d'une certaine liberté, il n'en avait encore qu'une vingtaine à cette époque, mais très bons, et qu'il tenait tous parfaitement sous sa main. »
Ainsi M. Allemand avait mis près de deux ans pour former, par une incessante action de détail, son premier petit noyau d'une vingtaine de jeunes gens ; aussi, lorsque le Concordat permit à l'Eglise de reprendre sa vie au grand jour, l'Œuvre de la Jeunesse put très rapidement augmenter en nombre sans avoir à redouter cette extension.
Elle fut alors installée dans un local plus vaste et commença à prendre la forme définitive que M. Allemand
s'était proposé de lui donner: les jeunes gens s'y réunissaient les dimanches et les jours de fête ; ils y venaient aussi, quand ils le voulaient et le pouvaient, le soir et en semaine ; enfin les pratiques de piété y étaient en honneur, et déjà les associations y groupaient les meilleurs «t les plus fervents. Le 24 janvier 1804^ dans une tournée de confirmation, après avoir visité l'Œuvre de la Jeunesse, M«r de Gicé, Archevêque d'Aix, donna une approbation complète à M. Allemand : cette institution apostolique était donc reconnue et encouragée par l'autorité compétente*, et, de cette consécration officielle, elle reçut une nouvelle force et un accroissement d'ardeur.
Le patronage de M. Allemand était prospère, nombreux, estimé; tout semblait donc lui présager le plus brillant avenir, lorsqu'un coup terrible vint détruire ou plutôt suspendre pour un temps son action bienfaisante : l'Œuvre fut fermée par ordre du gouvernement impérial.
« Un matin, raconte M. l'abbé GadueP, sans qu'aucun avertissement eût précédé, un commissaire de police se présente à la maison de la rue du Laurier, et, interpellant M. Allemand : « Il y a ici, lui dit-il, une congrégation, une « œuvre de jeunes gens ; qu'est-ce que c*est donc que cette « congrégation et qu'est-ce qu'on y fait ? — Monsieur^ % répondit humblement M. Allemand, ici, nous jouons et
I. Cf. Vie de M. Allemand, les approbations de M*' de Cicé et de M*' de Mazenod, vicaire grénéral de Marseille^ en mars i833. Ce spnt les premiers encouragements épiscopaax donnés depuis le Concordat à un patronage,
a. C'était à la fin de 1809, Napoléon venait de réunir les États, de PÉg^lisfr à TEmpire français, et, non content de dépouiller le Soaverain Pontire, Tavait fait enlever et le tenait prisonnier i Savone. (Cf. Vie dç Mf Allemand, pp. i34 et suiv.)
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« nous prions. — Il n'y a pas grand mal à cela, reprit le « commissaire ; mais je dois vous déclarer que votre éta- « blissement est suspendu, et j*ai ordre de le fermer au- « jourd'hui même. » Gela dit, il fit la visite, s'empara du règlement et du peu de papiers qu'il put trouver, et, ayant fait fermer la porte du locale il apposa les scellés.
« Quelle avait pu être l'occasion de ce coup de foudre inattendu ? ajoute le biographe de M. Allemand. Le voici en peu de mots. Quand on apprit la captivité de Pie VII, l'abbé Desmazures, qui se fit depuis une réputation comme missionnaire, prêchait une station dans une paroisse de Marseille; il interrompit brusquement ses prédications pour aller à Sayone se jeter, aux pieds de Pie VII et demander sa bénédiction. Cette seule démarche eût suffi pour rendre suspect l'abbé Desmazures ; mais ce qui excita bien plus encore les défiances de la police^ c'est qu'il avait pris avant de partir les commissions du roi d'Espagne, alors interné à Marseille. Dès son retour, il fut arrêté ; on fouilla dans tous ses papiers et on y trouva une réfutation des lettres de l'Empereur aux Évêques à l'occasion de l'invasion des États de l'Église. C'en fut assez pour maintenir son arrestation. On l'envoya, comme prédicateur dangereux, au fort Campiano, près de Gênes, où il demeura prisonnier jusqu'à la Restauration. Un décret impérial supprima sous ce prétexte toutes les missions et imposa à la prédication les plus gênantes entraves. Dans le même temps, quelques autres ecclésiastiques s'étant trouvés compromis dans une correspondance saisie, qui parut suspecte, ordre fut donné de suspendre à Marseille toutes les associations religieuses. L'Œuvre de la Jeunesse était du nombre : quelque inoffen-
sive qu'elle fût, quelque soin qu'eût toujours pris son prudent directeur d'éviter tout ce qui aurait pu causer le moindre ombrage, elle dut subir la proscription commune * . »
M. Allemand, confiant dans son bon droit, écrivit au ministre de la police, avec rautorisjation de Ms' de Gicé, un mémoire détaillé dans lequel il montrait, comme il l'avait déclaré au commissaire, qu'à l'Œuvre de la Jeunesse on se contentait de « jouer et de prier », sans jamais s'occuper de politique. Rien n'y fit, ni le mémoire de M. Allemand, ni les instances personnelles de l'Archevêque d'Aix : durant les dernières années de la puissance tyrannique de l'Empereur, le patronage dut rester fermé, mais Yahhé Allemand conserva des relations régulières et fréquentes avec un grand nombre de membres ; aussi, cinq ans plus tard, à peine Louis XVIII était-il sur le trône, que, le troisième dimanche de mai 1814, le prêtre marseillais ouvrait de nouveau sa maison et y réunissait près d'une centaine de jeunes gens. Désormais l'Œuvre allait se développer sans interruption, sans secousse, et devenir le modèle de nombreuses associations de jeunesse.
Mais la création de ces associations ne fut pas immédiate, elle est postérieure à la Restauration : c'est sous Louis-Philippe que les fondations d'œuvres de jeunesse commencèrent, c'est surtout après 1848 qu'elles se multiplièrent.
Sous Louis XVIII et sous Charles X, l^esprit d'apostolat, jusque-là impuissant ou endormi sous la domination napo-
I. « Et oomment auraitrelle échappé à cette proscription commune, remarque M. Tabbé Gaduel, quand le petit séminaire diocésain UU-mêmefut fermé !» '
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léonienne, commença, il est vrai, à se rèyeîller et à se développer, ce fat l'époque des missions. Seulement, les missions, fort utiles pour a remuer » une paroisse, ne peuvent donner de résultats durables que si leur action est ensuite poursuivie, accentuée même par des œuvres permanentes et vivantes. Or, ces œuvres n'existaient pas alors, de sorte que les missions purent convertir quelques âmes ; elles produisirent assurément un certain bien individuel, elles n'eurent pas le plus souvent -^ et elles ne pouvaient pas en avoir — d'action générale importante.