LE MOUVEMENT D* « APRÈS L*ÉCOLB
« lendemain de Técole » sont invités à prêter tout leur concours. »
Le congrès de Montreuil-sur-Mer était, comme celui de Saint-Etienne, un congrès régional* : M. Bayet, directeur de renseignement primaire, n'a pas dédaigné de le présider, voulant montrer ainsi l'intérêt et l'importance que le haut personnel enseignant attache au mouvement postscolaire.
Parmi les vœux qui ont été votés, nous signalerons seulement celui demandant que les communes soient amenées à fournir, pour les associations d'anciens élèves, un local avec sa décoration propre, sa bibliothèque et son mobilier, au même titre que toutes les annexes de l'école.
Patronages scoLAmES. — A côté des Petites A, à peine distincts d'elles, il y a les patronages scolaires. « A les visiter, dit M. Edouard Petit, on ne s'aperçoit guère qu'on passe d'une petite A dans un patronage, et réciproquement. Mais il vient au patronage plus de personnes étrangères à l'école qui s'intéressent aux travaux, aux distractions, qui, à tour de rôle, président à la tenue des séances. » Bien que ces distinctions soient très subtiles, les statistiques officielles séparent Petites A et patronages scolaires : aussi apprenons-nous que ces derniers sont aujourd'hui au nombre de 809, tandis qu'il n'y en avait que 648 en 1896-1897 et 34 en 1894-1895. On voit combien la progression a été rapide.
Ajoutons que dès maintenant deux de ces patronages, à
I. Le Radical du 5 août i8g8 a donné quelques détails sur ce congrès et sur les vœux adoptés.
Agen et à Saint-Étienne, ne se tiennent plus, comme tous les autres, dans le local de Técole publique, mais qu'ils ont une installation spéciale.
Dans la première de ces villes, c'est une société particulière, la « Société agenaise d'éducation », aidée par la municipalité, qui a fait bâtir la « Maison des adultes », où chaque soir se font cours et conférences, et où, le jeudi et le dimanche, viennent s'amuser les enfants des écoles primaires.
Le patronage stéphanois a été inauguré le 27 mai 1898, en plein congrès des Petites A. « Ce patronage, écrit M. Edouard Petit*, est le premier du genre. Il est laïque. Il comprend, au rez-de-chaussée, une salle de conférences, un gymnase, des salles de réunion ; au premier, un cercle avec billard, etc., une bibliothèque. Il a été édifié sur l'emplacement d'une ancienne école qu'on a transformée, agrandie pour sa nouvelle destination. // est dû à un legs d'un ouvrier passementier^ André Ghapelon, et à une allocation du conseil municipal. Certes, rien n'y est luxueux, mais il a bon air. Sans compter qu'on y accède par une vaste cour où bientôt s'ébattront les trois cents pupilles des associations... »
On annonce la création, à Nîmes, d'une semblable « Maison des adultes ». Le rapport officiel au ministre de l'instruction publique exprime l'espoir que ces exemples seront bientôt suivis par nombre de particuliers et de municipalités.
Nous venons d'exposer à grands traits ce que fut, du-