‹ Au sortir de l'école: les patronages: aree une lettre-préface de S. Ém le Cardinal LecotChapitre 69 sur 143 · LE MOUVEMENT D* « APRÈS L'ÉCOLE · texte numérisé non relu

LE MOUVEMENT D* « APRÈS L'ÉCOLE

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rant là campagne de 1897-1898, le mouvement d'après l'école. Il ne servirait à rien, et il serait souverainement injuste, de nier que ce mouvement ait été actif, puissant* et, en grande partie, couronné de succès.

Nous ajouterons également, en toute impartialité, que, dans ce grand effort pour développer en France renseignement populaire, tout n'est certes pas à blâmer, et qu'au contraire, plusieurs choses sont à louer : nous signalerons notamment ce qui a été réalisé pour généraliser dans la jeunesse scolaire le goût de l'épargne et de la prévoyance; nous noterons également le caractère de plus en plus « professionnel » que l'on donne à certains cours qui deviennent ainsi des « cours de préparation aux métiers » ; enfin, nous indiquerons la formation « ménagère » qui est en honneur dans les associations de jeunes filles. Tout cela est excellent et digne d'éloges.

Malheureusement — et, en parlant ainsi, nous avons conscience de faire preuve de la môme indépendante et juste impartialité, — on peut regretter que trop souvent ces efforts généreux soient viciés par une arrière-pensée sectaire : les meneurs du mouvement appartiennent, en effet, pour la plupart à la maçonnique Ligue de l'Enseignement*,

I. En plus des chiffres que nous avons déjà donnés, nous citerons encore les suivants : 39.507 instituteurs et institutrices ont fait (à titre presque toujours gracieux) les cours du soir, sans compter Sooo conférenciers (professeurs de l'enseignement supérieur et de l'enseignement secondaire, etc.) ; l'initiative privée a contribué à la dépense pour i million (sociétés d'instruction populaire, associations, patronages, dons, quêtes); les municipalités et les conseils généraux ont donné i.58S.ooo fr. ; l'État a fourni une subvention de iSo.ooo francs.

a. Dans ses deux derniers congrès (Reims, xa-i5 août 1897 ; Rennes,

et, avec le souci de Tinstruclion populaire, ils ont presque toujours la préoccupation de combattre l'Église ; seulement ils engagent la lutte, non point ouvertement, enseignes déployées, mais sous le trompeur prétexte de neutralité. Beaucoup, en dehors des chefs, n'ont même plus fconscience de ce que cette façon d'agir présente de peu correct, et si ces lignes leur tombent sous les yeux, certains éprouveront sans doute une surprise indignée. Mais s'ils sont de bonne foi, ils s'uniront à nous pour réclamer un peu plus de sincérité : que les antichrétiens déterminés aient enfin le courage de faire connaître leur antichristianisme dans le nom même qu'ils donnent aux associations dont ils prennent la direction, tout comme les catholiques manifestent leurs convictions dans le titre qu'ils adoptent pour leurs œuvres. Le public choisira et ne sera plus induit en erreur. Quant à ceux, très nombreux, assure-t-on, qui réellement veulent être et croient pouvoir rester « neutres », ils n'auront plus à redouter d'être confondus, comme trop souvent aujourd'hui, avec les passionnés qui, en l'exploitant, discréditent la neutrali té * .

ag sepieaibre-a octobre 1898), la Ligpue de rEoseignement s'est particuliëreiuent occupée des œuvres post-scolaires, et nous voyons, parmi les rapporteurs de ces congrès, M. Edouard Petit, qui, depuis plusieurs années, est chargé par le ministre de l'instruction publique de l'enquête sur les œuvres complémentaires de l'école.

I. A ce propos, nous signalons la discussion très vive qui fut engagée au conseil municipal de Paris, le a^ octobre 1897, entre deux conseillers municipaux ultra-radicaux, MM. Breuilié et Blondeau, le premier accusant l'ancien député socialiste L)avy de faire troubler les réunions électorales par les jeunes gens d'un patro. nage dont il était vice-président. Ce n'est assurément pas là de la c neutralité ». (Cf. Supplément au Bulletin municipal officiel du aS octobre 1897, page aggg.)

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