UN PATRONAGE DE GARÇONS
Le Patronage Saint-Joseph-des-Champs (Plaisance)
Idées directrices
Notre-Dame-du-Rosaire, à Plaisance, est, nos lecteurs le savent, un centre très important d'oeuvres catholiques et démocratiques, très heureusement adaptées aux besoins et conditions de la société moderne ^
I. Nous sif^nalerons un simple fait, mais tout à fait caractéristique : à Notre-Daole-du-Rosaire, on ne « boude » pas les jours de « fête nationale » et l'on s'inspire de cette heureuse initiative qui, dans la soirée du 14 juillet, avait fait resplendir la croix lumineuse sur réglise du Sacré-Cœur de Montmartre.
Nous n'avons à parler ici que des patronages. Or, nous avons déjà donné * une rapide monographie du groupement de jeunes filles dirigé par M. l'abbé Schœffer ; il nous reste donc maintenant à étudier, dans son organisation, le patronage des garçons et jeunes gens.
Mais avant de décrire, dans ses détails, l'œuvre Saini- Joseph-des-Ghamps, il nous a paru particulièrement inté* ressaut de faire connaître les idées directrices qui inspirent les\ prêtres de Notre-Dame-du-Rosaire. Sous le titre : Une École d^apôtres, nous les trouvons exposées, avec une vigoureuse netteté, par M. l'abbé E. Boyreau, dans le Courrier de Notre-Dame-durRosaire *. On nous saura gré de reproduire ces deux ou trois pages remarquables qui font une critique si juste de notre système d'éducation et viennent apporter un appui compétent à ce que nous disions plus haut ».
On fait de grands reproches au système d'éducation en vigueur dans notre France. Il ne développe pas, dit-on, la volonté ni l'esprit d'initiative. Le Français n'a pas le goût des entreprises ; en général l'ambition des lauréats de nos Universités et des élèves de nos grandes Écoles se borne à devenir un des rouages du fonctionnarisme gouvernemental, à entrer dans la filière administrative d'une carrière militaire ou civile et k émarger au budget de maigres appointements.
D'après les adversaires de nos procédés pédagogiques, Jamais un de nos jeunes concitoyens muni de ses diplômes^ pourvu de quelque fortune, ne songe à ne devoir qu'à luimême, à son énergie, une position plus indépendante, plus digne, et surtout plus rémunératrice que les fonctions