TOMBES DE CHEFS BASSOUTOS SUR LA MONTAGNE DE THABA-BOSSIOU
Au Sud de l’ Afrique.
Malgré ces multiples événements, l’œuvre missionnaire ne cessa pas de se développer, comme pour témoigner une fois de plus de la vérité du vieux psaume: « La terre et le contenu d’icelle appartient à l’Éternel, aussi le monde et ceulx qui y habitent. »
Mais il me semble — et à vous aussi peut-être — que nous oublions pas mal notre ami a le fils du gnou » dont l’histoire particulière peut nous donner une idée de ce que les vieillards de ce pays pourraient nous raconter.
Celui-ci ignore la date de sa naissance, comme' presque tous les indigènes; mais il est né, m’a-t-il dit, lors des difaqané di hlaha , ce qui veut dire « au commencement des anciennes guerres », peutêtre vers 1815.
Ses parents, qui vivaient du côté du Mont-au- Sources, se joignirent à la bande que le chef Sébétouané, bien connu de Livingstone1, conduisait vers le nord et qui, après bien des péripéties, finit par atteindre le Zambèze et par imposer la langue sessouto aux Barotsis.
L’arrière-garde des gens de Sébétouané fut atta-