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Explorations dans l’Afrique australe

LA VIEILLE CHAPELLE, A THABA-BOSSIOU

SUD DE l’aFRI Q.UE,

Au Sud de l’ Afrique.

quée et dispersée par les Bahlokoa et les parents de notre ami tués par ceux-ci; quant à lui, il fut recueilli par les Korannas, qui firent de lui un esclave, ainsi que d’un autre Mossouto nommé Matlakala, mort depuis peu à Hermon.

Ces deux infortunés étaient battus bien plus souvent qu’à leur tour, et si durement traités qu’ils s’enfuirent une nuit, traversèrent le Vaal à la nage et se réfugièrent chez des Boers établis par là.

Enfin le « fils du gnou » eut encore pas mal d’aventures et d’épreuves, et vécut sans se soucier beaucoup de son âme et sans que personne l’aidât à y penser. Il savait seulement qu’il y avait des missionnaires dans son pays natal, mais ce ne fut que longtemps après qu’il y retourna et encore plus longtemps après qu’il prit à cœur les choses de Dieu .

Il a fallu bien des années à notre ami pour reconnaître cette « bonté de Dieu qui nous pousse à la repentance » et pour savoir que « sans la croix, tout n’est plus qu’agitation vaine dans la nuit1 ».

i. Jérusalem, par Pierre Loti.

Coutumes des Bassoutos

Parler politique, c’est, de l’avis des Chinois, dire des paroles oiseuses...

Pour une fois, nous allons donc écouter les Chinois; iis ont si rarement raison ! Aussi en parlant des coutumes des Bassoutos et de leur manière de vivre, nous allons soigneusement éviter toute critique et toute allusion pouvant se rapporter plus ou moins à la politique.

'Disons, pour commencer, que les Bassoutos diffèrent beaucoup des Matabélés, Zoulous et autres peuplades guerrières de l’Afrique méridionale, ils sont plutôt laboureurs et bergers et de mœurs sensiblement plus paisibles que par le passé.

Les salutations expriment même un peu cette différence; le Mossouto dit simplement: dumela , c’est-à-dire : « Crois à ma bienveillance, à mon

Au Sud de l’ Afrique.

amitié » ; tandis que l’autre lance à tout passant un sakabona , qui signifie : « Nous t’avons vu ! »

Les villages, qui sont très nombreux au Lessouto, sont aussi en général fort petits, mais chacun possède un Ra-Molsé, père du village, le plus souvent « lier comme un dindon » et qui, ordinairement, est devenu chef assez aisément, car le premier il s’est établi dans un endroit quelconque, avec l’autorisation d’un des principaux chefs du pays, fils ou petit-fils de feu Letsié.

Ces « pères du village », qui en sont aussi les maires, rendent la justice de leur mieux; mais pour les cas graves on se rend ensemble chez le chef du district d’où l’on peut faire appel à Lerothodi, le chef principal du pays, qui décide en dernier res- PIPES POUR fumer

sort; LE CHANVRE

Les peines consistent en amendes à payer en moutons ou en bœufs. Les cas de vols, d’introduction d eau-de-vie dans le pays, de meurtres, etc., sont jugés par les magistrats. En fait de jugements,

Coutumes des Bassoutos.

les indigènes en voient parfois de curieux. Il n’y a pas très longtemps que le petit chef Ranko (le père du nez !) condamna un de ses subordonnés

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