CARACTÈRES DES PHÉNOMÈNES GÉNÉRAUX
Thomas Sydenham a écrit dans la préface de sa Médecine pratique : « Enfin on doit remarquer soigneusement. les saisons qui favorisent le plus chaque genre de
maladie... »
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« Je liens pour cerlain que la connaissance des saisons qui produisent les maladies sert beaucoup au médecin, tant pour distinguer l'espèce de la maladie que pour la guérir, et que faute de cette connaissance il réussit mal dans ces deux points. »
Il est ainsi remarquable que les algiques, étudiés ici, : soient plus particulièrement frappés en hiver lorsque le froid et l'humidité s'associent pour faire éclore avec fréquence ces affections éndémiques qui constituent cliniquement les catarrhes saisonniers, auxquels on. attribue la valeur de grippes sporadiques pour les distinguer d'une façon très arbitraire de, la grippe épidémique vraie.
Le docteur Noël Fiessinger pénsa que cette coïncidence pouvait être l'expression d’une relation plus étroite et il remarqua, en effet, que nombre de ces algiques présenaient de ces phénomènes d’allure catarrhale et infectieuse, soit simultanément avec leurs douleurs, soit plus souvent dans les jours précédents.
I nous pria d'orienter notre enquête dans ce sens : nous n'avons eu qu'à vérifier l'exactitude de ses constalalions. |
Toujours le malade consulte pour son algie, il ne se plaint de rien d'autre et, de fait, son examen ne révèle le plus souvent nulle autre chose :; les jours suivants non plus n'apportent aucun fait nouveau qui puisse faire penser que celle algie soit synrplümalique de quelque affec- Hon plus où moins latente:
Si maintenant On interroge le malade sur son état général dans les jours précédents, dans les moments où
débuta son algie (l faut quelquefois remonter à plus
Ce 18
d'une semaine), très fréquemment il se rappellera avoir été
mal en train : légèrement fiévreux parfois, sans appétit
pendant quelques jours, courbaturé ; cela ne l’a nulle-
ment inquiété et il a même rarement cessé son travail ou sa vie accoutumée. |
Quelques jours après la terminaison de ces phénomènes généraux où bien au moment où ils rétrocédaient, la douleur à fait son apparition soit brusquement, soit progressivement. Quelquefois son début remonte à celui des symptômes généraux et en général elle a subi une recrudesecence nette au moment ou ceux-ci cessaient, comme si tous les éléments morbides d’une affection unique se donnaient rendez-vous en une région localisée de l’organisme.
D'autres fois l'état général aura été touché d’une façon encore moins évidente ; il y aura eu un catarrhe rhinopharyngé ou bronchique variable, de l’embarras gastrique, parfois une angine véritable, mais cela aura toujours coïncidé plus ou moins avec le début de l’algie qui intrigue le malade, tandis que les phénomènes catarrhaux ou infectieux, qu'il a pu présenter, lui ont semblé normaux, étant données leur grande fréquence saisonnière et leur bénignité régulière.
Lorsque le malade se présente au médecin, ces symptômes généraux ont le plus souvent cessé. Dans quelques cas cependant on constate une bronchite légère, un peu de coryza ou de rhino-pharyngite, une discrète élévation thermique, de l’anorexie, une langue saburrale, de la lassitude générale ; toutes choses peu marquées, échap-
pant facilement à un examen non approfondi.
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| Pour un médecin non averti elles ne sembleraient pas avoir de rapport avec l'algie, étant donnée la rareté relative dés cas où le malade les présente au, moment où il est examiné, et ce fait qu'il n'en parle pas lui-même. Lorsque l'algique en personne n'a présenté aucun symptôme général de cet ordre, nous avons vu que Île plus souvent on en rencontrait des exemples dans son entourage immédiat, dans les moments mêmes où il souffrait ou à une époque très voisine. Il est inutile que nous revenions sur ces faits, nous y avons suffisaniment insisté, ainsi que sur les algiques essentiels. na L Retekons simple: nent l'aspect infectieux de ces phéno- mèries | généraux, leur coïncidence fréquente avec les aigies et leur analogie remarquable avec les caractères
décrits à la grippe sporadique, affection contagieuse. F1 es { i
( Quelques Faits dont le Rapprochement avec ceux
que nous étudions est justifié
Le sujet de cette thèse n’a pas été traité ailleurs dans le sens où nous l’envisageons : nous n'en avons du moins pas trouvé d'exemples. Aussi un chapitre consacré spécialement à l'historique n'aurait pas.sa place ici.
Nous pouvons seulement rapprocher quelques faits qui, par l’analogie de leurs descriptions, ressemblent à ceux que nous avons présentés ; certains autres méritent d’étre signalés pour le doute que leurs auteurs conçoivent sur leur nature exacte, tandis que leurs caractères sont comparables à ceux des algies que nous considérons.
Nous allons ciler queiques textes, sans les commenter chacun en particulier : leur présentation simultanée suffira à montrer les quelques affections, qui ont pu être confondues avec celles dont nous traitons, sans que nous puissions affirmer qu’elles leurs correspondent réellement.
Dans le dictionnaire encyclopédique des sciences médicales (1884), Ernest Bénier a fait un article. très complet sur le rhumatisme, À propos du rhumatisme musculaire, nous extrayons ces phrases
« Que l'élément musculaire proprement dit ne soit pas
Loujours seul où même essentiellement atteint, cela est