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notion de contagion entre en jeu pour expliquer lapparition de l'algie.
Même chez les algiques essentiels, cette éventualité peut avoir eu lieu ; le contage est moins net que celui qui est justifié par le contact prolongé avec des personnes demeurant sous le même toit et respirant continuellement le même air. Il a tout de même pu exister, à l'insu des malades, au cours de leur vie quotidienne au dehors : à l'atelier, à l'usine, dans le métro, dans d’autres lieux publics. Et cela d’autant mieux que la puissance de contagion des phénomènes généraux décrits semble fort grande.
Une analogie frappante existe d'autre part ertre les phénomènes généraux décrits et ceux observés au cours de la grippe dans sa forme sporadique. Est-ce à dire qu'il s'agisse d’une seule et même affection ? Les algies que nous envisageons seraient alors elles-mêmes des algies grippales.
Nous avons déjà noté combien leur caractère mal
défini les faisait ressembler à une courbature, com-
me celle que l'on observe dans la grippe, mais une cour-
bature qui se serait localisée à une partie circonscrite du corps, en se concentrant en même temps, en quelque sorte.
Les preuves bactériologiques et les moyens d’expérimentation manquent qui permettraient de serrer de plus près les deux ordres de faits généraux observés.
Cliniquement, ils sont en tous points comparables, quoique ceux que nous considérons soient particulière-
ment instables, atténués, ne constituant qu'une petite
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maladie, ce qui augmente la difficulté de comparaison: avec la grippe véritable.
Nous signalons cette possibilité d'algies grippales, mais nous ne la soutenons pas au mème litre que l'hÿpothèse qui est le but de cette thèse el que nous résumons ainsi : |
Il existérait un rapport étiologique entre certaines algies aiguës, d'apparence indéterminée,-existant avec une fréquence variable en hiver, et les symptômes généraux, fréquemment catarrhaux, apparaissant constamment à fa même époque et ayant tous les caractères d'une infection contagieuse aiguë sans gravité.
Les deux ordres de faits seraient somme toute des manifestations variables de cette même ‘infection saisonnière. Celle-ci, par son polymorphisme,. pourrait relever d'un virus tel que celui que l’on suppose à la grippe ou à l’herpès.
Nous n'avons aucune preuve de laboratoire sur cette étiologie infectieuse : simplement quelques numérations globulaires, sans montrer une leucocytose vraie, ont révélé le plus souvent un chiffre de globules blancs légère-
ment supérieur à la moyenne.
Moyens Thérapeutiques
Un aphorisme d'iippocrate affirme que « Divum est opus sedare dolorem ».
Dans le cas de nos algies, le rôle du médecin ne saurait guère prétendre qu'à soulager la douleur, c’est-àdire à être symptômatique, puisqu'il ne peut atteindre sa cause possible, et être spécifique.
Le malade, suivant son initiative personnelle, ou obéissant à des conseils plus ou moins médicaux, a souvent essayé déjà de se soigner lorsqu'il consulte ; sans doute n'a-t-il point été satisfait et nous enregistrons l'insuccès régulier, ou la sédation insuffisante et passagère, apportés par les frictions réputées calmantes, les ventouses sèches, les pointes de feu, l’aspirine, l'antipyrine, le salicylate de soude, la colchique. L'air chaud, les ventouses scariliées, les massages donnent souvent un soulagement plus réel, mais guère plus durable.
Nous avons employé en général des injections loco dolenti, hypodermiques ou intra-musculaires de produits variés Lels que le lipiodol, Nous avons enregistré quelques résultats rapides et favorables, | Les analgésiques internes trouveraient leur indication,
surtout sous forme d'hypnotiques, pour procurer au. ma-