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Suture des tissus cruentés pour isoler le nerf, Trois crins pour l’incision, et'drain qui est enlevé le 4 septembre. Amélioration graduelle. Etat satisfaisant.
Evacué, le 2 février 1916, sur l' hôpital dépôt de convalescents.
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Osservarion VII (Due à l’obligeance de M. le professeur Tédenat).
- V.. H.., 87° d'infanterie. Blessé le 28 février 1915. rite Hu tiers inférieur de l'humérus gauche pre balle, avec paralysie radiale.
À l'entrée à l'hôpital complémentaire n° 10, à Montpellier, on constate une fracture consolidée de l’humérus gauche, trajet fistuleux, paralysie radiale.
La radiographie montre, le 9 décembre 1915, de multiples esquilles, non comprises dans le cal osseux et situées à la face interne du foyer de fracture.
L'intervention a lieu le 20 décembre 1915. Anesthésie générale à l’éther. Incision sur le trajet fistuleux. Recherche prudente du: nerf radial, dont on trouve les deux extrémités reliées par du tissu fibreux. On résèque ce tissu, on isole les deux extremités du nerf et on les suture. On procède au curetage de l’humérus et on draine. Contre-incision
sur le trajet fistuleux interne.
3 janvier 1916. — Bon état de la plaie. Suppuration très légère. Amélioration très marquée de la paralysie. 14 mars. — L'amélioration a continué et le blessé est
évacué sur le dépôt de convalescents.
| . OBSERVATION IX (Due à l’obligeance de M. le professeur Tédenal). L... G..., 128° d'infanterie. Entré à l'hôpital complé-
mentaire n° ro, à Montpellier, le 4 décembre 1915. Blessé le 29 mai 1915, évacué sur Mende et Marvéjols.
Examen à l'entrée : on constate une fracture par éclat d'obus du tiers inférieur de l’humérus gauche. Fistule. Esquilles. Paralysie radiale.
24 décembre 1915. — Intervention. De grosses esquilles sont extraites. Le nerf radial, inclus dans le tissu ostéofibreux à la face postéro-externe du bras, est dégagé à la rugine.
On cherche, par quelques points au catgut, à isolerle nerf.
Suture de la peau. Drain.
Le blessé, quelques mois après, présentait une amélioration très marquée de sa paralysie. La fistule était tarie’et 1l fut envoyé sur un hôpital de convalescents.
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APPAREILS PROTHÉTIQUES
Les interventions sur le nerf radial, même les plus heureuses, ne donnent de résultats qu’à très longue échéance. Aussi, pour remédier à la paralysie qui est la conséquence des lésions du nerf, .a-t-on imaginé des appareils prothétiques destinés à venir en aide aux muscles paralysés, Imcapables de résister au tonus des muscles antagonistes.
Ces appareils de prothèse sont basés sur les expériences de Duchenne, de Boulogne, qui, le premier, a montré que dans le cas de paralysie radiale, si on maintient relevées les premières phalanges et le poionet pour remplacer l’action des extenseurs paralysés et qu’on dise au blessé d’étendre et de fléchir alternativement les deux dernières phalanges, on remarque que celles-ci fonctionnent d’une façon absolument normale et avec autant de force que si la paralysie des extenseurs n'existait pas.
Dans cette attitude, en effet, les interosseux et les fléchisseurs fonctionnent normalement.
Tous les appareils de prothèse viseront done à sou— tenir le poignet et les premières phalanges et à les
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maintenir en extension. C’est là le principe; mais 1l ne suffit pas, à la suite d’une lésion du radial, de supprimer le poids de la main, 1l faut aussi fixer exactement le point de soutien dans chaque cas particulier et chercher le degré de relèvement de la main et des doigts. | Suivant le mode de relèvement adopté par les différents auteurs, on peut classer les appareils en plusieurs catégories, mais auparavant, en nous basant sur les observations générales étudiées ci-dessus, rappelons que, suivant le degré de la lésion, il convient d'appliquer des appareils plus ou moins actifs et dont les moyens d'action sont appropriés à une lésion déterminée, et en tenant compte des notions suivantes :
1° Tout muscle qui ne travaille pas s’atrophie (extenseurs remplacés par des ressorts) ; l'extension des doigts se faisant mécaniquement, les muscles ne travaillent plus et s’atrophient. De cette notion découle déjà une règle générale : si la lésion est considérée comme définitive et la paralysie incurable, on donnera au blessé un appareil définitif, sans se préoccuper de ses muscles extenseurs, incapables d'une régénération quelconque ; dans le cas contraire, il faudra doter le blessé d’un appareil le plus faible possible, de façon à ne pas supprimer complètement . chez lui le rôle des mouvements actifs qu’il pourra accomplir, aidé en cela par Son appareil.
2° Tout muscle antagoniste ayant à vaincre une résistance Supérieure à son travail normal s’hypertrophie.
3 Il est absolument nécessaire que l'appareil . appliqué rétablisse l’équilibre musculaire, et, pour cela, il faut non seulement calculer la force des appareils, mais encore s’efforcer d'appliquer, pour le redressement du poignet et des doigts, un principe mécanique qui, tout en favorisant le fontionnement de certains muscles, ne soit pas un obstacle au fonctionnement desautres. Au point de vue mécanique, les appareils se divisent en deux groupes, suivant qu’ils sont à spatules ou à tracteurs ; le rapport de la Commission Orthopédique de Paris, du 29 mai 1916, donne de ces appareils une classification très complète et très claire. #e
Sans entrer dans tous ces détails, disons cependant que l’on distingue deux sortes d’appareils suivant leurs points d'appui, où points actifs, les uns agissent en relevant la paume de la main (points d’appui sur l’éminence thénar ou hypothénar), les autres relèvent les doigts à l’aide de ressorts fixés sur eux et fixés d'autre part au poignet. Cette classification est donc une sorte de corollaire de la classification mécanique.
Les premiers appareils, comme celui de Tuffier, étaient à spatule moulée sur la face antérieure de Pavant-bras et la face palmaire de la main; une mince plaque d’aluminium soutenait la main jusques et y compris les premières phalanges des quatre derniers doigts; le poignet était en extension forcée. = Dans le même esprit, M. le professeur Tédenat construisit un appareil formé de deux baguettes placées parallèlement et reliées à l’une de leurs extrémités
RU TOE par une troisième baguette de 12centimètres environ. Perpendiculairement au cadre ainsi formé et à 10 centimètres de sa partie fixe, se trouvent deux autres baguettes de 10 centimètres de haut, reliées également par une troisième baguette faisant pont. Sur la partie libre du cadre deux liens correspondent, lun, antérieur, au poignet; l’autre, postérieur, au coude. Le blessé appuie sa main paralysée sur la baguette faisant pont, le poignet et le coude étant fixés par les deux liens dont nous avons parlé. C? est là un appareil de traitement.
Mouchet, Robin, Pozzi, et de nombreux auteurs encore, ont présenté à la Société de Chirurgie des appareils nouveaux et très intéressants. Leur principe est celui du tracteur; le premier point d'appui étant le poignet ou l’avant-bras, on le relie aux premières phalanges des doigts par des ressorts eux-mêmes fixés aux doigts à l’aide de bracelets, de bagues, de gantelets, etc.
Le type de ces appareils est celui de Mouchet et Anceau. Îlse compose de deux parties : 4° une partie fixe, prenant point d’appui sur l’avant-bras qu’elle entoure complètement au niveau du tiers inférieur. 2° une partie souple, composée de quatre ressorts, en gainés dans du cuir, suivant, aussi exactement que possible, le trajet des extenseurs et venant se terminer au niveau de l'articulation métacarpo-phalangienne des quatre derniers doigts par un erochet retenant un anneau de caoutchouc plus ou moins large, passé dans le doigt. Un seul ressort, plus fort et plus large, terminé par une plaquette d'aluminium, s’applique sur Ja
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