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brûlure, de fourmillements, ou encore une sorte de pesanteur qui leur font paraître comme mortes certaines parties du membre atteint. La douleur s’observe encore dans les cas où l’impotence fonctionnelle est peu marquée, tandis qu’au contraire les cas d’impotence complète ne sont pas toujours douloureux ; ils sont même le plus souvent indolores.
La sensibilité tactile est toujours abolie dans le territoire du, nerf lésé, mais 1l faut savoir qu’on observe des anesthésies qui n’atteignent qu'une partie du territoire anatomique ; c’est le cas pour les sections partielles du nerf et les engainements dans des tissus cicatriciels, en dehors de toute anomalie de distribution du nerf ou de sensibilité indirecte ou récurrente. On observe encore l’anesthésie au chaud ou au froid, mais son étendue est assez variable.
Les troubles de la sensibilité profonde sont rares et minimes; ce que l’on observe le plus fréquemment, c’est l’absence du sens stéréognostique.
Dans la forme douloureuse de la lésion du radial, les troubles trophiques sont peu marqués, à l'exception de l’amyotrophie.
Dans la forme motrice de la paralysie radiale, la main est très souvent froide, avec exagération de la sécrétion sudorale : dans la forme douloureuse, la main est chaude et la peau sèche.
Les troubles vaso-moteurs consistent en vaso-dilatation dans le territoire cutané du nerf; on observe généralement une teinte violacée, limitée à sa zone d’innervation.
Les troubles moteurs sont beaucoup plus Importants,
PRE et lorsque le nerf a été sectionné complètement ou incomplètement, la paralysie dépasse toujours le groupe musculaire auquel se distribue le nerf. Encore faut-il signaler les cas de paralysies atypiques consécutifs à des blessures de l’aisselle et que l’on peut expliquer par l’atteinte d’une des racines du radial.
Des faits qui précèdent, 1l résulte qu’il est nécessaire de connaitre les muscles qu’innerve le radial.
Ce nerf fournit des rameaux au triceps, aux supinateurs, aux radiaux externes et aux extenseurs des doigts, et l’on comprend alors le rôle de ce tronc nerveux qui tient sous sa dépendance tous les mouvements d’extension et de supination du membre supérieur; c’est, en un mot, le nerf supinato-extenseur du membre thoracique.
Les troubles que détermine sa blessure sont caractérisés, par la déformation, l’aplatissement des masses musculaires qu’il tient sous sa dépendance, et l’aboliton des mouvements. Cette paralysie est massive; elle apparaît immédiatement après le traumatisme et se produit même lorsque le nerf n’a été que très légèrement atteint.
La lésion du tronc principal ou de sa branche postérieure, de beaucoup la plus fréquente, détermine une paralysie des muscles de la région postérieure de l’avant-bras et, consécutivement, une attitude vicieuse du poignet et de la main. Celle-ci est fléchie sur l’avant-bras (chute de la main) et les doigts sont euxmêmes fléchis dans la paume ; les mouvements d’extension sont absolument impossibles.
La lésion de la branche cutanée du radial, destinée à
ER 6 la paume de la main et aux doigts, ne détermine pas de paralysie motrice et, par conséquent, pas d’attitude vicieuse de la main. |
Le signe capital de la paralysie radiale est, en somme, l'impossibilité d’obtenir l'extension du poignet, du pouce et des premières phalanges des autres doigts. C’est là le point de départ des appareils prothétiques qui doivent être construits de telle sorte qu’ils maintiennent la main étendue sur l’avant-bras.