‹ Au temps de la PucelleChapitre 8 sur 14 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

L ENFANT D ANGLETERRE ET LE ROI DE BOURGES. — COUPS d"eTAT, coups de main ET INTRIGUES DE COUR.

Au retour des obsèques de Charles YI, le duc de Bedford, comme nous le rapporte l'auteur du Journal dit (Tun Bourgeois de P<iris, « fit porter répée du roi de France devant lui, comme régent, et le peuple en murmura fort, mais il le fallut souffrir ». Cetle affirmation catégorique de l'autorité nouvelle annonçait que Tenfant vagissant dans son berceau de Windsor, qui venait d'hériter des conquêtes de Henri V et du bénéfice du traité de Troyes, aurait un énergique tuteur en France. Jean de Lancastre, toutes qualités, tous défauts balancés, était à peine inférieur à son, frère, le conquérant, et c'était vraiment une chance peu commune pour l'usurpation étrangère, reposant en principe sur une si faible tète, de retrouver ainsi

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