‹ Au temps des PharaonsChapitre 11 sur 87 · Pétrie, El- A marna, pi. XXXII · texte numérisé non relu

Pétrie, El- A marna, pi. XXXII

à laquelle elle répond'; un des princes royaux d'Egypte écrivait au Pharaon son père en cunéiformes; les gouverneurs égyptiens correspondent avec les bureaux de la métropole en langue babylonienne et non en hiéroglyphes égyptiens*. Le fait que cette langue était seule employée pour la correspondance diplomatique est déjà d'une haute portée, si l'on veut déterminer la valeur réciproque de la culture scientifique et littéraire en Ghaldée et en Egypte au xv* siècle avant notre ère. Mais au point de vue historique, où nous nous plaçons, cette constatation est encore d'un grand intérêt. Elle nous permet de préjuger que les Pharaons ont fait preuve, dans l'administration de leurs provinces asiatiques, d'une souplesse et d'un esprit politique au moins inattendus. L'étude plus détaillée de leur système de domination réserve aussi des surprises à ceux qui croient que la politique de protectorat et l'action diplomatique à longue distance sont des arts modernes inconnus de l'antiquité.

L'Egypte ne s'est jamais crue en sûreté vis-à-vis de l'Asie qu'à condition de tenir en sa main les clefs de la route syrienne qui par le Thabor, Jaffa et Gaza a toujours amené dans le Delta les inva-

Page 1