Journal Asiatiquey 1899, II, p
DIPLOBfATIE PHARAONIQUE 69
Regarde : ce ne sont ni les gens de mon père ni ceux de ma mère qui m'ont procuré cette place; c'est le bras du roi puissant qui m'a fait entrer dans la maison de mon père. Pourquoi me rendrai^je coupable d'infidélité et de défection envers le roi *? » Arad-Hiba désirerait se justifier personnellement. « Je me suis dit : je me rendrai auprès du roi et je verrai les villes du roi, mais j'ai un ennemi fort contre moi et je ne peux pas arriver auprès du roi. » Et, ne voulant négliger aucun moyen de réussir, Arad-Hiba termine à trois reprises ses dépèches par un post-scripium destiné au scribe du roi. « Au scribe du roi mon seigneur, il est dit ceci : Moi, Arad-Hiba, ton serviteur, je me jette aux pieds de mon seigneur. Je suis ton serviteur. Porte des paroles favorables au roi mon seigneur. Je suis le serviteur du roi et aussi le tien ^. » On voit que les « recommandations » des bureaux avaient leur prix pour la solution heureuse des affaires, dès le temps de la XVIIP dynastie.
Les recommandations furent vaines. Aménophis IV semble avoir écouté Shumardata et Milkili ; un ordre leur fut donné de réduire Arad-Hiba par la force. Longtemps la Palestine fut dévastée par les mercenaires à la solde des gouverneurs rivaux et par les brigands. Arad-Hiba quitta Jérusalem pour faire campagne en Palestine et confia