‹ Au temps des PharaonsChapitre 17 sur 87 · Ibid,y p · texte numérisé non relu

Ibid,y p

l'administration à une dame Belitneshi qui écrivit deux fois au Pharaon en sa faveur*. On ne sait comment se termina la lutte. Boumabouryash et Âménophis lY se réconcilièrent; quant à Ârad- Hiba, selon toute vraisemblance, il finit par succomber sous le choc des ambitions rivales.

Au cours de ces querelles qui transforment en champ de bataille leur riche province de Syrie, les Pharaons montrent souvent une indifférence qui serait inexplicable si elle n'était raisonnée. On sait, par les doléances de leurs vassaux, que leurs réponses aux dénonciations ou aux plaintes étaient lentes à venir, quand elles venaient. Ecoutez cette lettre de la petite république de Tounipou qui se demande si, oui ou non, elle a le Pharaon comme protecteur :

La ville de Tounipou, ta servante, dit : Qui a distingué autrefois la ville de Tounipou? N'est-ce point Aménophis III qui l'a distinguée? Depuis lors, les dieux et la statue du roi d'Egypte, notre seigneur, sont restés dans la ville de Tounipou. Que noire seigneur consulte les archives du temps, si nous n'appartenons pas à notre seigneur, le roi d'Egypte! Nous avons déjà envoyé vingt lettres au roi, notre seigneur, et nos messagers sont restés chez notre seigneur... Maintenant la ville de Tounipou, ta ville, pleure, ses larmes coulent, et il n'y a personne pour nous aider. Nous avons déjà écrit vingt lettres au roi d'Egypte et

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