‹ Au temps des PharaonsChapitre 18 sur 87 · Journal asiatique, 1892, I, p · texte numérisé non relu

Journal asiatique, 1892, I, p

pas une seule réponse ne nous est parvenue de la part de notre seigneur*.

II existe plus de cent lettres de ce genre dans le dossier d'EI-Amarna. Faut-il conclure à la négligence invétérée du Foreign Office égyptien? Il serait plus équitable d'admettre que les vertus orientales de temporisation, de prudence, d'inertie calculée, étaient en honneur dans la diplomatie pharaonique. Le roi d'Egypte savait probablement proportionner son activité à l'importance des affaires en litige; dans bien des cas, gagner du temps, laisser faire et attendre, quitte à intervenir au moment décisif, était le meilleur remède aux petites maladies chroniques des pays de protectorat. Et puis, ces querelles intestines étaient essentielles au maintien d'une hégémonie étrangère : diviser pour régner, cette maxime a fait la force du Pharaon dans un pays où il daignait laisser l'image de ses dieux et de sa propre personne divine*, mais où il n'entretenait plus que des diplomates et des cadres d'ofiiciers sans troupes permanentes.

Avec les grands royaumes du Taurus et de l'Euphrate, Alasya, Mitanni, Assyrie, Kardounyash

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