Ibid., 1893, p
(Babylone), la diplomatie égyptienne a d'autres procédés. Le but des Pharaons est de constituer tout autour des provinces syriennes une ligne d'ÉtatSr^tampons pour amortir les chocs entre le pays de Ghanaan et les populations remuantes de' l'Asie Mineure, dont les plus menaçantes étaient les Khétas. Ce rôle peut échoir aux vieilles dynasties d'Assour et de Babylone» bien déchues de leur antique splendeur, mais redoutables encore et influentes; et parfois Pharaon rehausse à la dignité d'alliés les parvenus qui régnent en Alasya et Mitanni.
Mais il ne s'agit plus ici de relations de suzerains à vassaux : c'est d'égal à égal que chacun de ces barbares traite avec le Pharaon. « Au roi d'Egypte, mon frère, il est dit : Moi, roi d' Alasya, ton frère, je me porte bien et je t'envoie mes meilleurs compliments à toi, à tes parents, à tes servantes, à tes enfants,, à tes épouses, avec mes sincères félicitations au sujet de tes nombreux chars et de tes chevaux et mes souhaits pour ton pays d'Egypte *. »
Le roi d'Assyrie, dont on n'a conservé qu'une lettre, écrit plus sèchement. « A Aménophis IV, mon frère, il est dit : Assourouballit, roi d'Assyrie, le prince ton frère : Paix à toi, à tes parents, à ton pays^. » Le ton est plus affectueux si les souve-