‹ Au temps des PharaonsChapitre 20 sur 87 · Ibid.y p · texte numérisé non relu

Ibid.y p

rains sont unis par des liens de parenté : c A Aménophis m, grand roi du pays d'Egypte, mon frère, mon gendre que j'aime et qui m'aime, il est dit : Moi Doushratta, grand roi du pays de Mitanni, ton frère, ton beau-père, qui t'aime, je me porte bien et je t'envoie mes compliments, à toi mon frère et gendre, à tes parents, à tes femmes, à tes fils, à tes hommes ^ i» De son côté, Aménophis III, écrivant au roi de Kardouniash, s'exprime exactement dans les mêmes termes^. On peut se rendre compte par ces extraits que le protocole diplomatique existait déjà à cette époque, pour assurer à la correspondance échangée une rédaction correcte, uniforme, nuancée d'égards réciproques.

Après l'échange des salutations usuelles, les souverains s'informaient réciproquement de leur état de santé. Une lettre de Bournabouryash à Aménophis IV fait preuve à ce sujet d'une susceptibilité assez plaisante :

Depuis le jour où le messager de mon frère est venu, je ne me suis pas bien porté. Durant mon indisposition, mon frère ne m'a pas réconforté. Moi, j'ai été fâché contre mon frère, en disant : « Est-ce que mon frère n'a pas entendu que je suis malade? Pourquoi n'en voie- t-il pas son messager et ne se soucie-t-il pas de moi? » Le messager de mon frère a répondu : « Le pays n'est pas assez près pour que ton frère en ait eu connaissance et t'ait envoyé un messager pour prendre de tes nouvelles »... En effet, ayant

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