‹ Au temps des PharaonsChapitre 21 sur 87 · Revue Sémitique, 1893, p · texte numérisé non relu

Revue Sémitique, 1893, p

pris des renseignements auprès de mon messager, il me dit : « C'est un voyage très long ». Depuis, je n'ai plus été fâché contre mon frère*...

Doushratta, le roi de Mitanni, fait étalage d'une douleur yéhémente quand il apprend la mort d'Aménophis III et il écrit en ces termes à son fils : c Lorsque ton père allait mourir... ce jour-là moi j'ai pleuré, et je suis devenu malade et j'allais mourir... (mais j'ai connu l'avènement) du fils aîné d'Aménophis et de Tii... et j'ai dit : c Aménophis n'est pas mort. . . * i» La lettre est fort mutilée, mais ces détails d'une sensibilité intéressante subsistent au travers des lacunes.

Les compliments échangés, on traitait des affaires sérieuses : alliances politiques, unions matrimoniales, rapports commerciaux. Dès le temps où Thoutmès III assurait définitivement à l'Egypte le pays de Chanaan, la cour d'Egypte avait compris que seules des alliances pourraient donner à ces conquêtes un caractère durable. C'est ce que rappelle chacun des correspondants d'Aménophis IV quand celui-ci devient roi : a Maintenant, ô mon roi, que tu es monté sur le trône de ton père, de même que nous nous étions entendus ton père et moi pour échanger entre nous des cadeaux, de même établissons, toi et moi, une amitié permanente entre nous. Et ce vœu que j'avais

i. Journal Asiatiquey 1890, II, p. 321.

Page 1