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adressé à ton père, agrée-le et réalîsons-le entre
nous*. »
II était indispensable à la sécurité du Pharaon en Syrie que les cités rebelles, méprisables isolément, ne trouvassent aucun appui à Babylone ou à Ninive. D'autre part, Pharaon, en donnant son alliance à tel ou tel de ses voisins, le distinguait entre ses rivaux et en assurait la puissance en Asie. L'intérêt réciproq«e que l'Egyptien et le Babylonien trouvent à cette politique ressort très clairement d'une lettre de Bournabouryash où celui-ci reproche sa tiédeur à Aménophis lY :
Du temps de mon père Kourigalzou, un roi chananéen lui fit dire par un envoyé : c Entrons dans la ville de Karmishat, marchons contre le Pharaon d'un commun accord. » — Mon père lui envoya dire ceci : c Renonce à t'entendre avec moi; ^ tu veux traiter en ennemi le roi d'Egypte, cherche un autre allié; moi je n'irai pas, je ne ravagerai pas son pays, car il est mon allié >. C'est ainsi que mon père, pourTamourdu tien, a refusé de Técouter^.
Ceci dit, Bournabouryash aborde le sujet qui l'intéresse personnellement, a Aujourd'hui, le roi assyrien est mon vassal; je n'ai pas besoin de te dire pourquoi il est venu demander ton amitié ; si tu m'aimes, qu'aucun traité ne soit fait (entre vous), repousse-le bien loin. j> Or, l'intérêt de Pharaon était de tenir la balance égale entre tous