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de ses rivales sa propre tante; mais, depuis le jour où celle-ci était entrée au harem de Pharaon, nul des messagers babyloniens ne l'avait vue ni n'en avait entendu nouvelles. Que peut bien faire le Pharaon de ses femmes étrangères? Avant de donner sa fille, Kallima-Sin aimerait à être renseigné.
L'incident était grave, puisgue Aménophis III le rappelle tout au long dans Tunique lettre qui nous ait été conservée de lui ' : c J'ai pris connaissance — écrit-il à Kallima-Sin — de ces paroles que tu m'as adressées : a Gomment me demandes-tu ma fille en mariage pendant que ma sœur, que mon père t'a donnée, est là chez toi et personne ne Ta vue; maintenant, vit-elle ou est-elle morte? »
Nous ne savons s'il était arrivé malheur à la princesse babylonienne; Aménophis ne répond qu'en termes vagues. Il cite encore d'autres réclamations de son correspondant. Kallima-Sin rappelle qu'un jour on a introduit son messager au harem, pendant que toutes les femmes de Pharaon étaijent ensemble, et on lui a dit : « Voici, votre dame est devant vous ». Le messager ne l'a pas reconnue, et n'a su laquelle de ces femmes était la sœur de son roi. A cela, Pharaon répond : c Tu n'as pas envoyé un homme de qualité qui, ayant connu (jadis) ta sœur et lui ayant parlé, eût pu la reconnaître et s'entretenir avec elle. Les messagers