J. de Morgem, Recherches f II, p. 179; I, p
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ouvriers à l'ouvrage, forant les vases par les mêmes procédés. Ainsi c'est par usure et frottement que sortirent de la pierre ces vaisselles splendides : peut-on imaginer quel labeur persévérant fut nécessaire pour façonner ces matières si cassantes ou si dures, le cristal ou la diorite? Tel des vases exposés aujourd'hui au Caire, à Londres ou au musée Guimet, a peut-être coûté une vie de travail. Les formes sont si variées qu'elles supposent non seulement une patience inlassable, mais une habileté technique extraordinaire. Voici l'écuelle et la coupe, fort simples mais d'une forme parfaitement esthétique; le vase cylindrique, généralement en albâtre, décoré d'un large bord et d'une cordelette au-dessous de l'orifice; puis les plus remarquables, les vases globulaires. Mais à côté de ces formes qui deviendront classiques, que de gabarits imprévus, d'une originalité déconcertante! Certains vases imitent une outre, une courge, une oie, une grenouille, un chien, un hippopotame, un éléphant. Un des plus fantastiques fait partie de la collection Pétrie (à l'University Collège de Londres) : « Nous y voyons deux têtes humaines, sculptées en relief sur la panse du vase... La bouche a été indiquée par un trait horizontal fortement accentué, et les yeux au moyen de deux perles collées dans les cavités de la pierre* » (PI. V, 3).