Quibell, HierakonpoUs, II, pi
des épisodes : l'un surtout a motivé les interprétations les plus opposées. II s'agit d'une figure représentant deux huttes souvent réunies par une porte, et ceintes d'une double ligne incurvée en forme de barque ; des traits verticaux ou obliques dessinent comme un rang serré de rames d'un bout à l'autre du navire. Des arbres, des gazelles, des autruches et des silhouettes humaines, disposés capricieusement sur le tout, ajoutent à l'aspect énigmatique des figures. Pétrie et de Morgan, dont l'opinion rallie encore la majorité des savants, y voient des barques munies de rames et de cabines; Gecil Torr et M. Loret ^ y distinguent un village à porte fortifiée, défendu par un retranchement demicirculaire, lui-même protégé par une palissade. Les variantes fournies par la tombe d'Hiéraconpolis, les graffiti d'El-Kab et certains vases, signalés par M. de Bissing, me forcent à admettre qu'il s'agit ici de barques avec ou sans rameurs. Rien d'étonnant à ce que, dès cette époque, la barque ait symbolisé l'habitation humaine dans la vallée du Nil; aux temps historiques, le naos des dieux et des morts sera placé de préférence dans la cabine d'une barque; l'arche était la maison idéale, mobile, et toujours à portée de l'eau, cet élément indispensable à la civilisation africaine.
Barques ou villages, les figures dont il est ques-