‹ Au temps des PharaonsChapitre 4 sur 87 · Sous la direction de MM. Weigall, Lefebvre, Edgar · texte numérisé non relu

Sous la direction de MM. Weigall, Lefebvre, Edgar

3. Le chantier de Karnak dispose annuellement de 50000 francs, celui de Sakkarah de 25000 francs, pour les travaux extraordinaires de fouilles et de restauration.

SOUS clef les tombeaux et les temples. On imagine les dépenses considérables qu'occasionnent l'augmentation progressive du personnel *, les frais de clôture des monuments, et l'importance croissante des travaux. Aussi, en outre de son budget régulier, le Service a-t-il eu souvent recours aux bons offices de la caisse delà Dette; depuis 1887, il perçoit une taxe de trente francs par tête de touriste qui visite les monuments*; il n'autorise les fouilles des particuliers ou des Sociétés qu'aux emplacements qui lui agréent et sous condition de partager les trouvailles. En un mot, l'Egypte tout entière est aujourd'hui un Musée activement surveillé. Quoique les vols d'antiquités et les fouilles clandestines y soient encore trop fréquents, on ne saurait plus y voir les pillages systématiques que déplorait Mariette. La justice locale a appris aux voleurs que tout crime commis contre l'Egypte antique se paye en argent, en bastonnade et en années de bagne, aussi cher que les délits qui lèsent la société moderne.

L'œuvre de conservation ne sera complète que lorsque des générations de savants auront mis à profit le dur travail de déblaiement méthodique et de mise en état des monumeuts dont nous sommes redevables au Service, par des publications vraiment scientifiques. C'est une des grandes faiblesses

1. Le Service a utilisé 250 ghaflrs permanents et 200 temporaires en 1905.

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