De Morgan, Recherches, I, p
2. A l'époqub historique, le seul peuple étranger avec qui les Égyptiens se reconnaissent des affinités de traits, de couleur, à qui ils n'aient jamais fait la guerre, c'est celui du pays de Pount, « la terre des dieux », d'où leur venaient peut-être Horus et Uâthor. Cf. V. Loret, IJorus le Faucon.
par le Faucon vainqueur, foulés aux pieds par le Taureau royal, assommés ou décapités rituellement par le Pharaon ; la pierre de Païenne, qui nous a conservé la liste des fêtes des périodes thinite et memphite, mentionne spécialement la commémoration des jours où Ton « frappait les Anou » ^
Les indigènes furent vaincus, peut-être par le nombre, certainement grâce à la supériorité de l'armement des envahisseurs. Les pointes de cuivre, de bronze ou de fer assuraient aux lances, aux flèches, aux haches des nouveaux venus un ajK^endant matériel et moral qui a laissé une trace curieuse dans l'histoire. Les textes et les bas-reliefs du temple ptolémaïque d'Edfou nous content longuement l'histoire des guerres soutenues, sous les dynasties divines, par Horus le dieu faucon au moment où il conquiert l'Egypte. Les « compagnons d'Horus » sont des soldats armés d'une javeline et d'un poinçon, qui portent le nom de c forgerons i»; leurs résidences s'appellent des c forges ». Pour M. Maspero, qui a élucidé ce point d'histoire mythique, la légende d'Horus conquérant l'Egypte à la tête des « forgerons » n'est peut-être que l'écho lointain d'un fait de l'histoire primitive : « quelque chose comme l'arrivée des Espagnols au milieu des populations du Nouveau- Monde, — l'irruption en Egypte de tribus connais-