Foimule du mo^en Empire (EI-Kab
5. Voir les textes cité» par A. Kotet, Rituel dit culte divin, p. SI
le menu prodigieusement détaillé est inscrit sur les murs du tombeau. Quelques pièces de choix sont brûlées sur un autel à feu devant la momie qui se nourrit de la fumée : le reste défraye la table où prennent place parents et officiants. Le repas s'accompagne de danses et de chants soutenus par les flûtes et les harpes. Et des paroles de bon augure s'adressent au nouveau dieu : c Faim, ne viens pas vers cet Osiris*... C'est son horreur que la faim, et il ne la mange pas; c'est son horreur que la soif, et il ne la boit pas *... dieux, vous avez pris cet Osiris avec vous ; il mange de ce dont vous mangez, il vit de ce dont vous vivez;... dans cette terre où il va, il n'aura plus ni soif ni faim à jamais ^ »
Le repas fini, on purifie la momie par l'eau et l'encens. La voici maintenant aux mains des gens qui, par les couloirs surbaissés, la font glisser jusqu'au cœur des pyramides ou jusqu'au fond des mastabas. Et quand les herses sont tombées, les puits comblés, ce corps n'est plus oublié des vivants. A des dates fixes et fort rapprochées les parents et les prêtres reviennent devant la fausse porte et répètent les rites vivifiants. La momie n'est plus là, mais sur la stèle revit l'image du défunt. Parfois dans l'embrasure de la fausse porte se dresse
{.Pyramide de Téti, 54.