‹ Au temps des PharaonsChapitre 50 sur 87 · Pyramide d'Ounas · texte numérisé non relu

Pyramide d'Ounas

la statue, une jambe avancée, comme prête à descemlro l'cscaliorqui conduit au sol des mortels '; parfois le buste seul ou la face apparaissent audessus du linteau^; il semble que le défunt mette la tête à Ift fenêtre poui- converser avec ses enfants. Le plus souvent un étroit conduit, large de quelques centimètres, fait seul communiquer la chambre du culte avec le serdab où se cachent les statues du double : par cette ouvertures'envolentleparfum de l'encens et la fumée de l'autel, et passent aussi les doubles des oiïrandes qui pénètrent de cette façon jusqu'au mort divinisé pour lui composer ce monde moilé idéal, moitié réel, où sa vie éternelle se réalisera désormais.

TeU étaient les formules et tes gestes essentiels de cet Ap-ro (ouverture de la bouche], le premier peut-être des rituels rédempteurs qu'ait connu l'humanité. Grâce & lui, pyramides et mastabas devinrent des lieux sacrés où chaque homme mort ressuscitait en Osiris dieu vivant. Là résonna, voici bien des siècles, la vieille chanson qui console encore les hommes : a Non, ce n'est pas mort que tu t'en vas. C'est vivant que tu vas l'asseoir sur le trône des dieux'. »

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