Pyramide de Pépi
186 AL' TEMPS DES i>nAnAO.\!!
Il arrive enfin que rdme oiseau s'envole au ciel' ou que Tliol l'ibis la prenne sur son aile et la ravisse aux deux. Sitôt qu'elle y arrive, les dieux lui font bon accueil ; « Ouvrez les portes du ciel, disent-ils k l'envie, prenez cet Osiris avec vous. pour qu'il vive éternellement'. >
Au ciel, des destinées variées s'olîrent au double divinisé : chacune d'elles rnnnelle une conception du paradis localisée, à. l'oi , dans telle ou telle
ville, puis généralisée et uev ue accessible à tous les Égyptiens. La plus coi, lune assignait aux âmes comme résidence une campagne fertile que les théologiens des époques \ stérieures plaçaient sur la voie suivie par le solcli pendant la nuit. On y trouvait des champs, des lacs, des îles, des villages et des maisons de plaisance; un mur de fer avec portes fortifiées la défendait. C'était un pays semblable aux IsBla arva de l'Enéide, c une Egypte idéale avec son Nil, ses étangs, sa végétation luxu>riante et par-dessus tout ses moissons ' ». On l'appelait « Sekhet lalou, campagne des roseaux », à l'imitation d'un site du Delta situé du côté de Péluse, dans le royaume archaïque de Bouto. Non loin s'étendait un autre paradis, « la campagne