Y AU TEMPS DES I
mi B avec lui '. b Ainsi la puissance magi-
e au 1 erbe créateur d^peud pour Ounas du
de ses actions. Sans doute faut-il se rappeler
ne formule magique dite à propos faussera les
balance en faveur do la conscience du
irt, h le-ci pèse trop lourd pour qu'il soit admis
a vie. Mais il n'en est pas moins vrai que
conacience égyptienne la vérité est en
) dès co temps-là : à l'époque thébaine on
vera dans les livres liturgiques ces paroles d'un
ère vraiment biblique, à propos des hommes
teies à vivre au paradis : « Ceux qui ont prati-
la Justice lorsqu'ils étaient sur terre, sont
appelés au séjour de la Joie du Monde, palais oii
l'on vit de Justice. »
Faut-il s'étonner de ces idées contradictoires sur la Morale et la Magie, sur la volonté et la conscience, chez les premiers hommes qui aientabordé lesproblèmes religieux? Après desmilliers d'années, les mêmes questions partagent encore les esprits; de pareilles antinomies nous rapprochent, plutôt qu'elles nous éloignent, des contemporains des pyramides.
L'Egypte, au quatrième millénaire avant J.-C,
i. Pyramide J Ounoî, i53.
était en pleine gestation de ces idées générales sur le sens de la vie, la raison d'être de Tunivers et de l'homme. On peut lui étendre ces conclusions qu'inspirait à Fustel de Coulanges l'étude des civilisations primitives chez les peuples indoeuropéens : « C'est peut-être à la vue de la mort que l'homme a eu pour la première fois l'idée du surnaturel et qu'il a voulu espérer au delà de ce qu'il voyait. La mort fut le premier mystère ; elle mit l'homme sur la voie des autres mystères. Elle éleva sa pensée du visible à l'invisible, du passager à l'éternel, de l'humain au divin*. »
Les Chéops et les Pépi ont su donner aux conceptions de leurs contemporains une forme tangible et perdurable en élevant les pyramides, ces citadelles qui défendent les corps de tout leur poids et escaladent le ciel d'un formidable élan. La tradition rapportée par Hérodote fait d'eux des tyrans écrasant leurs peuples pour élever d'inutiles tombeaux, monuments d'orgueil et d'égoïsme; elle n'a pas de sens historique. Pour leurs contemporains, ces pharaons ont été les bienfaiteurs qui réalisent les grandes idées et facilitent à tout un peuple la conquête des paradis. Ils n'ont pu mener à bien, pendant plusieurs siècles, ces œuvres démesurées que soutenus par un enthousiasme général, pareil à celui qui permit, il y a moins de neuf