Ed. Naville, La religion des anciens Égyptiens ^ p
Ml'S DES l'HARAONS
Créateur; en pratiquant la chariti-, la fraternité, la justice, il assure l'ordre commun, et comprend l'harmonie universelle; après la mort, son destin est de jouir sans obstacle de la Vérité ; a Ceux qui ont pratiqué la justice lorsqu'ils étaient sur terre et qui ont lutti5 pour leurs dieux, sont convoqués au séjour do la Joie du monde, pays où l'on vit de justice. Leurs actions justes leur sont comptées en présence du dieu grand, destructeur de l'iniquité, et Osiris leur dit : A vous la justice, justes, unissez-vous à ce que vous avez fait, dans la condition de ceux qui m'accompagnent au palais de l'Esprit saint. Vivez de ce dont ils s'alimentent; soyez possesseurs des libations de Totre bassin : il est tout entier rempli de justice'. » Le jour du jugement est donc le grand jour de la destinée humaine, Z)ies!raî,rf!esii/a/« On apportera le livre qui renferme tout ce qui doit servir au jugement du monde, et rien ne restera impuai*, s Les coupables étaient livrés au billot des sacrificateurs, à la gueule des monstres dévorants, aux flammes éternelles. Chabas a signalé depuis longtemps l'analogie frappante de la conception égyptienne de l'enfer avec la tradition évangélique : « L'enfer égyptien avait des zones brûlantes, des abîmes de feu, des eaux de flamme, seul breuvage offert à la soif des pervers. Les démons, bourreaux