Voir la vignette de Maspero, Histoire^ I, p
les musées; les Égyptiens les déposaient dans les fondations où parfois nous les avons retrouvés en place. Parmi ces instruments on a remarqué « une sorte de berceau en bois composé de deux joues en segment de cercle » réunies par des traverses. (Imaginez un buvard oscillant comme il s'en trouve sur tous nos bureaux.) Ce ne peut être un cintre de voûte : <sc quelques exemplaires portent des inscriptions qui se présenteraient renversées s'ils figuraient des cintres »; M. Legrain et, après lui, M. Choisy ont démontré que l'appareil ne pouvait s'employer que comme traîneau ou comme machine élévatoire, à bascule et manœuvrée par levier; des oscillations successives permettaient d'élever r c ascenseur » chargé de moellons sur les escaliers de briques retrouvés à Karnak. D'après Hérodote S les Égyptiens du v* siècle racontaient que les pyramides avaient été construites à l'aide de machines légères circulant sur l'escalier formé par les lits de pierre superposés. Il est très vraisemblable que ces machines légères sont les « ascenseurs oscillants » de M. Legrain. Le long des terre-pleins qui montaient peu à peu jusqu'au plafond de la salle hypostyle, il faut donc imaginer une série de gradins : les gros blocs les escaladaient, mus par les leviers, et les pierres moyennes à l'aide de l'ascenseur oscillant. On s'explique alors comment