Cf. Frazer, Le Rameau d^or, trad. française, I, p
minces ou larges. Nous savons que Je coUiei défentlait la poitrine des dieux et des morts : oi l'assimilait à un dieu dont les bras prolégeaJenl la parlio du corps qu'ils touchaient'. Bracelets el colliers étaient souvent composés de petits nœuds, enfilés les uns h. la suite des autres, et composan' un bijou fi signification magique; le plus souven' encore, ces nœuds sont posés isolément sur le corps des vivants ou des morts : ils nouent la vie l'empêchent de quitter le corps. De là le sen9-d£ « protection, garde o que ces signes ont conserv dans la langue égyptienne.
D'autres talismans sont formés par des signes qui évoquent telle ou teile idée par leur forme ou par le sens symbolique que leur attribue l'écriture hiéroglyphique : ^ dnkh, la vie; ^ ouza, la santé ; \ ouser, la force; f dad, la stabilité; I hez, la verdeur de corps et d'esprit. A l'origine, ces signes agissaient par la vertu de leur forme spécifique : 4 était peut-être le simulacre d'un homme, bras et jambes étendus (la baae du signe est bifide à l'époque archaïque); ] un sceptre, insigne de la force; f l'image de 4 piliers vus es perspective, aymbale de stabilité; ] une colonnette en forme de lotus, plante vivace. Dans la suite, on s'attacha probablement davantage à Vidée, que les conventions de l'écriture attachaient à tel ou tel signe :