I. Pleyle, loc. cit., p
et il conjure d'avance lé-destinée par des prophéties et des horoscopes. A cet égard, la science du magicien s'appuie sur les données de l'astronomie . Diodore nous apprend ceci : « Il n'y a peut-être pas de pays où l'ordre et le mouvement des astres soient observés avec plus d'exactitude qu'en Egypte. Ils conservent depuis un nombre incroyable d'années des registres où ces observations sont consignées. — On y trouve des renseignements sur le rapport de chaque planète avec la naissance des animaux et sur les astres dont l'influence est bonne ou mauvaise*... Au tombeau d'Osymandias, à Thèbes, il y avait sur la terrasse un cercle d'or de 365 coudées de circonférence, divisé en 365 parties; chaque division indiquait un jour de l'année, et l'on avait écrit à cAté les levers et les couchers naturels des astres avec les pronostics que fondaient là-dessus les astrologues égyptiens''. » Pour fonder des pronostics, le procédé était donc celui-ci : tel jour, à telle heure, les astres sont dans telle position. Jadis, dans une position semblable des astres, tel événement faste ou néfaste s'est produit ; il est donc probable que cet événement ou un autre de caractère analogue, se reproduira au moment où les astres reviendront à leur place ancienne '.