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partir du milieu d'octobre jusque vers la lin du mois de mars, les seconds depuis le mois d'avril jusqu'au milieu de septembre. Celte régularité des vents régnants à deux époques lixes de l'année est la consé(juence du mouvement de rotation de la terre autour du soleil. Les limites seusil)les en sont comprises entre l'éijuateur et 18 à 20 degrés de latitude nord ou sud, entre les côtes orientales d'Afrique, l'Indo-Gliine, Bornéo et les îles de la Sonde. Vers le milieu du golfe du Bengale, au voisinage de la côte orientale, dans le détroit de Malacca, les calmes sont fréquents, mais non pas absolument réguliers, pendant les mois de janvier, mars et avril. Dans la partie nord du golfe, les vents sont très variables, ce qui tient sans doute au voisinage des monts Himalaya, vers le Népaul. A partir du mois d'avril jusqu'au mois de septembre, l'atmosphère de la Perse, de l'Aralue et de l'Ilindonstan est surchauffée par le soleil. Alors, et pour rétablir l'équilibre, l'atmosphère australe se précipite à l'assaut du nord, est déviée vers l'est en raison du mouvement de rotation de la terre, traverse ainsi l'océan Indien et pénètre le golfe du Bengale, mais y rencontre les côtes de Siam et de l'indoustan qui la rabattent vers le sud-ouest, où elle règne à partir ducapGuardafui. (Test la mousson du sud-ouest ou saison des beaux temps. A partir du milieu de mars, jusque vers le milieu d'octobre, c'est le contraire : l'atmosphère l>oréale se précipite vers le sud, traverse l'équateur, est repoussée vers l'est par les côtes et balaye l'océan Indien. C'est la mousson du nord-ouest ou s;iison des pluies et des orages, dont il importe de tenir le plus grand compte dans les expéditions militaires, en raison surtout du nomljre alors beaucoup plus élevé des maladies observées. Au sud de l'équateur, à partir de 20 degrés de latitude, les moussons sont renversées : celle du sudouest régnant du 15 mars au 15 septembre, celle du nordouest régnant du 15 octol)re au 15 mars approximativement.
En nous instruisant auisi, nous voici, vers midi, parle travers de l'île Socotora, par 11"50 de latitude nord et 50"45 de longitude est. C'est, j)arail-il, un j)ays très perfide, et que les
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Anglais paraissent avoir été jusqu'à ce jour impuissants à occuper d'une manière définitive. Elle est, en effet, gouvernée par un sultan indépendant, et n'admet d'autres classifications sociales que celles basées sur le nombre plus ou moins grand des bestiaux possédés. Le Saint-Germain en passe assez près pour reconnaître les côtes, mais à toute vitesse, dans l'immensité de l'océan Indien. La mer demeure du reste agitée; notre navire craque et gémit comme pour se plaindre du surcroît de travail que lui imposent les vents contraires; le temps est lourd, et les passagers ont, pour la plupart, repris cette allure triste, défaillante, qui accompagne le mal de mer.
28 janvier. — La mer est moins agitée, le thermomètre accuse 26 degrés seulement à midi, et notre bateau file 14 nœuds, soit près de 25 kilomètres, à l'heure, comme pour alléger la monotonie de cette longue traversée chez des gens qu'un vague état de malaise empêche de se livrer à aucune occupation.
29 janvier. — Même état de la mer. Vainement je cherche à grouper quelques hommes pour en faire d'utiles brancardiers ; chacun demeure lourdement étendu dans son coin.
^0 janvier. — Vers sept heures, l'officier de quart signale les îles Laquedives, disséminées sur une certaine étendue à l'ouest des côtes de Malabar, jusqu'au 10' degré de latitude nord. Ces îles, que Vasco de Gama découvrit en 1499, sont habitées par des musulmans indépendants, dont le sultan a cependant, paraît-il, reconnu la suzeraineté des Anglais. Elles sont séparées par des bancs de rochers qui en rendent l'accès difficile, paifois même fort dangereu.x, notamment pendant la mousson de nord ouest, saison de pluies et d'orages, quelles subissent pendant près de six mois. La température y demeure à peu prrs invariable entre 26 et 28 degrés. Il en résulte qu'elles sont très fertiles, mais aussi réputées très malsaines. La dysenterie v parait endémique.