IV INTRODUCTION
car, dès le 20® degré, les difficultés sont trop considérables et trop fréquentes ; mais la question des sources reste à éclaircir. Les renseignements obtenus ne nous conduisent qu'à la frontière septentrionale du Yun-nam.
« Quand nous avons quitté le bassin du Mé-Kong, pour entrer dans celui du Song-koï (*), nous avons traversé deux branches secondaires de ce fleuve. A Yuen-kiang, nous rencontrions la branche principale à un niveau très abaissé (moins de 400 mètres d'altitude) par rapport à celui des plateaux du Yunnam.
« Une, question de la plus haute importance se présentait ici : où commence la navigabilité du Song-koï, et peut-il servir de voie commerciale entre le Tonkin et le bas Yun-nam ?
« Afin de résoudre cette question, pendant que la commission se dirigeait directement sur Liin-ngan, j'envoyai M. Francis Garnier. en exploration sur la rivière avec ordre de prendre des informations et de nous rejoindre à Lin-ngan. Par suite du mauvais vouloir des populations, cet officier n'a pu descendre que jusqu'à une distance de 40 milles ; mais les renseignements qu'il a pris, et ceux que f ai recueillis moimême nous suffisent, A six journées au S.-S.-F. de Lin-ngan, se trouve le marché renommé de Mang-hao, à partir duquel le Song-koï est navigable jusqu'à la mer. A ce marché, qui est encore sur le territoire du
^ (1) Le fleuve Rouge. A vrai dire, ce n'est qu"*à sa bifurcatÎQD, au-dessus d'Hanoï, que le fleuve, ou plutôt son bras principal, prend le nom annamite de Song-koï.